Les Québécois restent réticents au vaccin contre la grippe

21 % des parents d’enfants âgés de 6 mois à 17 ans ont mentionné que leur enfant avait été vacciné, dont 29 % des enfants âgés entre 6 et 23 mois.
Photo: Miguel Roberts Associated Press 21 % des parents d’enfants âgés de 6 mois à 17 ans ont mentionné que leur enfant avait été vacciné, dont 29 % des enfants âgés entre 6 et 23 mois.

La plus récente enquête de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) sur la vaccination démontre que bien des gens manifestent encore des réticences face à la vaccination annuelle contre la grippe.

L’enquête dévoilée mercredi signale que parmi les groupes ciblés lors de la campagne 2017-2018, entre 45 % et 59 % des gens considéraient la vaccination contre la grippe comme une bonne chose.

De plus, entre 60,5 % et 67,4 % des personnes disaient croire que le vaccin pouvait causer la maladie.

Chez les personnes plus âgées, qui peuvent être plus vulnérables au virus de la grippe, 40 % de celles qui avaient entre 60 et 64 ans ont reçu le vaccin comparativement à 48 % des personnes âgées entre 65 et 74 ans et 65 % des aînés âgés de 75 ans ou plus.

D’autre part, 21 % des parents d’enfants âgés de 6 mois à 17 ans ont mentionné que leur enfant avait été vacciné, dont 29 % des enfants âgés de 6 à 23 mois.

L’enquête de l’INSPQ ajoute que les principales raisons de non-vaccination chez les malades chroniques, les travailleurs de la santé, ainsi que chez les aînés âgés de 65 ans ou plus étaient une faible perception de la vulnérabilité à la grippe ou de la sévérité de la maladie, un manque d’intérêt ou de temps, la peur des effets secondaires ou la présence de contre-indications.

L’enquête sur la vaccination s’est aussi attardée à la vaccination contre le pneumocoque et le zona chez certains patients.

Parmi les conclusions générales, près du tiers des personnes interrogées trouvaient que les enfants recevaient trop de vaccins et près de la moitié des répondants étaient en accord avec le fait qu’une bonne hygiène de vie pouvait éliminer la nécessité de la vaccination.

L’enquête a été réalisée par la chercheuse Ève Dubé, l’agente de recherche Marilou Kiely et la statisticienne Manale Ouakki, toutes trois de l’Institut national de santé publique du Québec.