L'aspirine pourrait réduire le risque de cancer du sein

Chicago — L'acide acétylsalicylique (ou aspirine), ce médicament en vente libre qui peut aider à prévenir les attaques cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux, semble aussi réduire les risques de développer le cancer du sein le plus courant chez la femme, selon une étude.

Les auteurs de cette étude reconnaissent que de tels résultats sont enthousiasmants, mais ils tiennent à souligner qu'il faudra pousser plus avant les recherches avant que les médecins puissent recommander aux femmes de prendre de l'aspirine pour écarter le cancer du sein. La consommation d'aspirine peut aussi entraîner des effets secondaires indésirables.

C'est dans le Journal de l'Association médicale américaine que paraissent les résultats de l'étude aujourd'hui.

Des travaux antérieurs avaient donné lieu à des conclusions contradictoires sur l'existence, ou non, d'un lien entre l'aspirine et le cancer du sein. L'étude citée plus haut est la première à examiner si ce médicament est susceptible d'influencer la croissance de types spécifiques de tumeurs, selon un spécialiste de Chicago.

Les chercheurs ont constaté une réduction du risque de cancer dans le cas des tumeurs dont la croissance est favorisée par les hormones oestrogène et progestérone. Environ 70 % des femmes qui développent un cancer du sein souffrent de ce type de cancer.

Les femmes ayant participé à l'étude, qui ont pris de l'aspirine au moins quatre fois par semaine, pendant trois mois, couraient presque 30 % de moins de risques de développer un cancer du sein à composante hormonale que les femmes qui ne prenaient pas d'aspirine. Ce médicament n'avait pas d'effet sur le risque de développer l'autre type de tumeur au sein, sans composante hormonale.

Les chercheurs soupçonnent que l'aspirine fonctionne en interférant dans la production d'oestrogènes de l'organisme.