Il faut vacciner les enfants contre la rougeole, rappelle l’Agence de la santé publique du Canada

Les autorités publiques rappellent que la rougeole est une maladie très contagieuse et que la meilleure façon de la combattre reste la vaccination.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les autorités publiques rappellent que la rougeole est une maladie très contagieuse et que la meilleure façon de la combattre reste la vaccination.

Devant la recrudescence de la rougeole au pays ces derniers mois, l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, Theresa Tam, appelle les professionnels de la santé à prendre le temps d’informer et de rassurer les parents sur la nécessité de vacciner leurs enfants contre la maladie.

« Le décès d’un enfant dû à la rougeole, ne serait-ce que d’un seul, est quelque chose d’inacceptable », a-t-elle déclaré par voie de communiqué mardi, se disant « très inquiète de la réapparition au Canada et ailleurs dans le monde de certaines maladies évitables par la vaccination ».

Souvent confondue avec la varicelle, la rougeole touche surtout les moins de cinq ans et les femmes enceintes. Le virus est toutefois beaucoup plus grave et l’un des plus contagieux.

Depuis le début de l’année, 19 cas de rougeole ont été rapportés au Canada. Ils ont été signalés par le Québec, la Colombie-Britannique et les Territoires du Nord-Ouest. Selon Santé Canada, 12 cas seraient encore actifs.

Au Québec, la grande majorité des nouveau-nés reçoivent le vaccin contre la rougeole. Selon les plus récentes données de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), 95 % des nouveau-nés ont reçu la première dose du vaccin en 2016. Mais seulement 85 % des enfants ont reçu la deuxième, six mois plus tard, nécessaire pour être complètement immunisé.

Fausses informations

À l’heure d’Internet, nombre de fausses nouvelles circulent sur les réseaux sociaux. De quoi semer le doute chez les parents, qui finissent par avoir « plus d’inquiétude sur la prévention que sur la maladie », selon Mme Tam.

À son avis, les professionnels de la santé ont un rôle à jouer. « La façon de s’entretenir avec ceux qui s’interrogent sur les vaccins peut avoir un impact sur leur confiance et les aider à décider de faire vacciner leurs enfants. […] J’encourage mes collègues, les professionnels de la santé, à prendre le temps nécessaire pour répondre aux questions des parents inquiets. J’encourage aussi les parents et les tuteurs à poser des questions et à chercher des sources d’information fiables et crédibles pour les aider dans leur cheminement. »

Une situation qui touche aussi d’autres pays développés. Le mois dernier, l’Organisation mondiale de la santé a tiré la sonnette d’alarme devant l’augmentation des cas de rougeole dans le monde, notant un bond d’environ 50 % des cas signalés l’an dernier par rapport à 2017.