La communauté médicale dénonce les stérilisations forcées

La présidente de l’AMC, Gigi Osler, a déclaré que personne ne devrait subir une procédure sans son consentement préalable, libre et éclairé.
Photo: Darryl Dyck Archives La Presse canadienne La présidente de l’AMC, Gigi Osler, a déclaré que personne ne devrait subir une procédure sans son consentement préalable, libre et éclairé.

L’Association médicale canadienne se dit « très préoccupée » par les cas récemment rapportés de stérilisation forcée ou contrainte de femmes autochtones au Canada.

La présidente de l’AMC, Gigi Osler, a déclaré que personne ne devrait subir une procédure sans son consentement préalable, libre et éclairé. Faire pression sur les femmes pour les stériliser constitue une violation des droits de la personne, mais aussi de l’éthique médicale, a-t-elle ajouté.

Mme Osler accorde l’appui de l’AMC à une sénatrice ontarienne qui réclame une enquête nationale sur la question. L’association prévoit également participer à un groupe de travail fédéral, provincial et territorial proposé par Ottawa.

La semaine dernière, la ministre des Services aux Autochtones, Jane Philpott, et la ministre de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, ont fait parvenir une lettre à leurs homologues provinciaux et territoriaux ainsi qu’à des membres de la communauté médicale pour leur faire part de leurs inquiétudes.

Des victimes craignent que l’approche du gouvernement fédéral ne tienne pas compte du traumatisme découlant d’une telle ligature des trompes et ne propose rien pour éviter que d’autres soient touchées.

Lors d’une entrevue de fin d’année accordée à La Presse canadienne, le premier ministre Justin Trudeau a qualifié la pratique d’« odieuse », mais a insisté sur l’importance d’un groupe de travail composé de hauts fonctionnaires pour superviser les mesures visant à améliorer la sécurité culturelle dans les soins de santé.