Légionellose: projet d’entente avec les victimes de l’éclosion de 2012 à Québec

Les tours de refroidissement du Complexe Place Jacques-Cartier, dans le quartier où habitaient les victimes, ont été établies comme étant la source de propagation de l’infection.
Photo: Jean Gagnon / CC Les tours de refroidissement du Complexe Place Jacques-Cartier, dans le quartier où habitaient les victimes, ont été établies comme étant la source de propagation de l’infection.

Six ans après l’éclosion de légionellose qui a fait 14 décès à Québec, les victimes sont sur le point d’obtenir réparation grâce à un projet d’entente sur leur recours collectif.

Le procès qui devait débuter sous peu n’aura finalement pas lieu. « On s’est mis d’accord sur tout, tout, tout, tout », a résumé l’avocat des victimes, Jean-Pierre Ménard, lors d’une audience au palais de justice lundi matin.

Les détails de l’entente n’ont toutefois pas pu être dévoilés, les avocats de la défense souhaitant d’abord la faire approuver par leurs clients. À l’origine, les victimes réclamaient entre 4 et 6 millions de dollars.

Rappelons qu’à l’été 2012, 14 personnes ont perdu la vie lors d’une éclosion de légionellose dans la capitale. Au terme d’une enquête publique, on avait découvert que la source de l’éclosion se trouvait dans les eaux stagnantes d’une tour de refroidissement située sur le toit de l’immeuble de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), dans le quartier Saint-Roch à Québec.

En 2016, la veuve de l’un des défunts, Solange Allen, a obtenu l’autorisation d’intenter un recours collectif au nom des 220 victimes de l’éclosion.

Le recours visait à l’origine le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale (CIUSSSCN), le directeur de la Santé publique et la CSQ. Or en mars, deux fournisseurs de la CSQ se sont ajoutés aux mis en cause.

D’autres détails suivront.