Des employés d’Héma-Québec se dotent d’un mandat de grève

Les employés d'Héma-Québec renégocient leur contrat de travail depuis 2016.
Photo: Michaël Monnier Le Devoir Les employés d'Héma-Québec renégocient leur contrat de travail depuis 2016.

Les employés d’Héma-Québec à Montréal ont voté samedi matin pour un mandat de grève illimité, qui pourra être utilisé à un moment ultérieur.

Les quelque 350 employés — des techniciens de laboratoire, des assistants techniques en laboratoire et d’autres travailleurs d’Héma-Québec à Montréal — ont voté à 99 % pour le mandat de grève lors d’une assemblée générale.

Les employés, qui renégocient leur contrat de travail depuis 2016, disent avoir perdu patience, car, selon eux, la question salariale piétine. Les discussions sur les clauses non pécuniaires, en revanche, avançaient bien.

Sophie Larouche, porte-parole des syndicats d’Héma-Québec à Montréal, a expliqué en entrevue que la partie patronale ne pouvait pas présenter d’offre salariale parce qu’elle ne disposait pas d’un mandat du Conseil du trésor.

Les employés attendent l’offre salariale depuis 2016, selon Mme Larouche.

Les syndicats espèrent ne pas avoir à utiliser ces journées de grève et revenir rapidement à la table de négociations pour conclure le tout avant l’été, a-t-elle ajouté.

Héma-Québec est soumis à la loi sur les services essentiels, alors si une grève est nécessaire, les syndicats devront négocier pour déterminer quelle proportion des travailleurs devra rester en poste pendant cette période.

« Pour l’instant, on est encore juste allés chercher le vote de grève, il n’y a rien sur le plan des services essentiels qui a été démarré », a précisé Sophie Larouche.

Les travailleurs d’Héma-Québec à Montréal sont représentés par trois syndicats affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).