Le fondateur de l’IRCM, Jacques Genest, n’est plus

Un pilier de la recherche clinique au Québec, Jacques Genest, est décédé vendredi dernier à Montréal à l’âge de 98 ans.

Après ses études universitaires à Montréal et aux États-Unis, le Dr Genest a mis sur pieds au début des années 1950 le département de recherches cliniques de l’Hôtel-Dieu de Montréal. Parallèlement, il s’est fait connaître pour ses travaux sur l’hypertension artérielle.

En 1967, il a fondé l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), le premier centre au Québec à réunir les chercheurs fondamentalistes et les cliniciens, et l’a dirigé jusqu’en 1984. De nos jours, l’IRCM, affilié à l’Université de Montréal et associé à l’Université McGill, compte 34 unités de recherche réparties dans cinq axes de recherche.

Jacques Genest a reçu une multitude d’honneurs au cours de sa vie. Il a notamment été fait Compagnon de l’Ordre du Canada et Grand Officier de l’Ordre national du Québec et a été admis au Temple de la renommée médicale canadienne en 1994.

Il laisse dans le deuil son épouse, trois filles, deux fils, 12 petits-enfants et sept arrière-petits-enfants.

Une messe commémorative privée en la mémoire de Jacques Genest aura lieu vendredi prochain, à 10 h, à la Maison des Clercs de Saint-Viateur sur l’avenue Querbes, dans l’arrondissement Outremont, à Montréal.

1 commentaire
  • Bernard Terreault - Abonné 9 janvier 2018 10 h 54

    Le précurseur

    Je me trompe ou tout ce qu'on apprend de ce temps-ci c'est le décès de quelque célébrité? Pour ma génération, Genest c'est le fondateur de la recherche scientifique dans le Québec francophone. Bien sûr, McGill et des labos fédéraux, fonctionnant évidemment en anglais, étaient reconnus mondialement, mais la recherche était presque un monde inconnu des francophones même instruits. Puis il a été suivi de nombre d'autres, médecins, ingénieurs, chimistes, physiciens, informaticiens, de sorte qu'aujourd'hui le Québec tient une place honorable, mais encore relativement modeste, dans le monde de la recherche. À quand un Prix Nobel ou une médaille Fields? Si Israël ou la Finlande peut en avoir, pourquoi pas nous?