L’éclosion d’«E. coli» dans la laitue romaine révèle des lacunes de traçabilité

L’Agence de la santé publique du Canada a mis la population en garde, une première fois en début de semaine dernière, annonçant 21 cas de personnes contaminées dans trois provinces relativement à la laitue romaine.
Photo: Stephanie Phillips Getty Images L’Agence de la santé publique du Canada a mis la population en garde, une première fois en début de semaine dernière, annonçant 21 cas de personnes contaminées dans trois provinces relativement à la laitue romaine.

Un expert du secteur de la distribution alimentaire s’étonne qu’il n’y ait toujours pas eu de rappel de produits depuis le début de la crise de contamination de la laitue romaine à la bactérie E. coli.

Selon Sylvain Charlebois, professeur à l’Université Dalhousie, la difficulté de trouver la source de la contamination montre les lacunes du système de traçabilité et prouve que celui-ci doit être amélioré.

Un décès et une quarantaine de personnes malades ont été recensés dans les dernières semaines relativement à l’éclosion d’E. coli dans la laitue romaine.

Sylvain Charlebois note que ce genre de crise est particulièrement dangereuse durant la période des Fêtes, alors que les gens sont très occupés et qu’ils ne portent pas trop attention à ce qu’ils mangent.

La bactérie E. coli dans la laitue, c’est quasiment fatal

L’Agence de la santé publique du Canada a mis la population en garde, une première fois en début de semaine dernière, annonçant 21 cas de personnes contaminées dans trois provinces relativement à la laitue romaine.

Depuis, le bilan affiche un décès et 40 personnes malades dans cinq provinces. Les personnes contaminées sont âgées de 4 à 80 ans et 70 % sont des femmes. L’agence de la santé publique conseille maintenant les citoyens de l’Ontario, du Québec, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador de consommer d’autres types de laitue que la laitue romaine jusqu’à ce qu’on en sache plus sur la source de la contamination.

« La bactérie E. coli dans la laitue, c’est quasiment fatal — on ne cuit pas la laitue, alors les risques sont très grands », observe M. Charlebois.

Le chercheur soutient qu’il y a de plus en plus d’intérêt envers la technologie des chaînes de blocs (blockchain) chez les épiciers. Ce système permet de rassembler des données numériques sur les aliments à chaque étape de la distribution. Dans une chaîne d’approvisionnement traditionnelle, un détaillant majeur peut avoir besoin d’une semaine pour retracer l’origine d’un produit, alors qu’il peut traverser dix étapes avant d’atteindre les tablettes. Avec la technologie de la chaîne de blocs, la recherche ne nécessite que quelques secondes.

1 commentaire
  • Daniel Cyr - Abonné 23 décembre 2017 10 h 50

    État de la situation S.V.P.!

    Vous devriez mettre à jour cette nouvelle et nous donner l'heure juste car en ce jour où apparaît cet article, les épiceries ont des étalages pleines de salades romaines! Le gérant de ma fruiterie me signale que la nouvelle date déjà de quelques semaines et que le MAPAQ assure les commerces que les approvionnements actuels sont sécuritaires.