Aide à mourir: Ottawa veut un régime de surveillance pancanadien

Le gouvernement fédéral a publié dans la Gazette officielle un règlement qui prévoit l’instauration d’un système de surveillance pancanadien afin d’assurer un suivi sur l’aide médicale à mourir dans toutes les provinces. Les Canadiens ont 60 jours pour s’exprimer en ligne sur ce règlement, qui permettra de savoir le nombre de demandes reçues, le nombre de décès attribuables à l’aide médicale à mourir, ainsi que le nombre de personnes jugées admissibles et leur profil.

1 commentaire
  • Yvon Bureau - Abonné 19 décembre 2017 11 h 30

    Vite un projet de réglementation svp

    Voici une suggestion pour notre ministre fédérale de la Santé :
    qu’un comité de vos experts produise avec efficience+++ un projet de réglementation, et le remette le 31 janvier de cette année.; et qu'il soit rendu publique le 1e janvier. Et que la consultation suive en janvier/février à partir de ce projet.
    Observation petite : cette consultation aurait due être annoncée et réalisée hors temps des Fêtes. Cela dégage une odeur certaine. L’Humain mérite plus.

    Une autre suggestion, forte et intense : éliminer de C-14 «de prescrire ou de fournir une substance à une personne, à la demande de celle-ci, afin qu’elle se l’administre et cause ainsi sa mort». Ce serait promouvoir un système non évaluable et non contrôlable, inhumain et risqué même. À travers tout le pays, les Organismes de prévention du suicide devraient vous demander d’éliminer cet article de loi.

    Une urgence, madame la ministre : demander un avis sur la Loi C-14/AMM à la Cour suprême. Selon moi, cette Loi est non conforme au Jugement unanime de février 2015/Arrêt Carter; même anticonstitutionnelle. Elle exclue les grands souffrants rendus à la fin de leur vie. Des drames affreux et horribles s’en suivent. C’est sans-coeur; de quoi faire pleurer le PM Trudeau. Et faut surtout pas que cette consultation fasse paravent à cette urgence.

    Enfin, enlevez le concept de confusion massive «mort naturelle raisonnablement prévisible». Cela amoindrit toute sérénité clinique, loin des jours ensoleillés

    Très enfin : nous rappeler que la Santé est exclusivement de responsabilité Provinciale et Territoriale.