La pilule abortive offerte dès vendredi

Le ministre Gaétan Barrette a fait l’annonce mercredi que la pilule abortive sera offerte sans frais à compter de vendredi.
Photo: Le ministre Gaétan Barrette a fait l’annonce mercredi que la pilule abortive sera offerte sans frais à compter de vendredi.

Les Québécoises pourront se procurer la pilule abortive sans frais auprès de leur médecin ou en pharmacie à partir du 15 décembre.

Approuvée par Santé Canada depuis juillet 2015, la pilule Myfegymiso peut être utilisée pour interrompre une grossesse de moins de neuf semaines.

Dans les derniers jours, Le Journal de Québec rapportait que des intervenants en interruption de grossesse s’inquiétaient des délais alors que le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, avait promis de la rendre disponible « à l’automne ». Mercredi, M. Barrette a annoncé qu’elle sera offerte sans frais dès vendredi.

« Avant de pouvoir le faire, les ordres professionnels impliqués, soit le Collège des médecins et l’Ordre des pharmaciens du Québec, devaient établir les guides de pratiques pour l’administration de la pilule abortive, ce qui est maintenant complété », a justifié le ministre Barrette.

Les patientes pourront se procurer la pilule à la pharmacie après avoir reçu une ordonnance auprès d’un médecin. Elles pourront aussi obtenir directement le médicament auprès d’un médecin qui exerce dans une clinique offrant des services d’interruption volontaire de grossesse de façon chirurgicale.

Par ailleurs, le ministre a indiqué que l’échographie requise avant d’entreprendre le processus d’interruption de grossesse est couverte par le programme d’accès aux soins de santé gratuit.

Suivi médical

Les médecins du Québec devront suivre une formation pour prescrire la pilule abortive.

De plus, le Collège des médecins a élaboré un guide avec des directives cliniques. Parmi celles-ci, on rappelle qu’un médecin doit s’assurer du consentement libre et éclairé de la patiente.

Un suivi médical est également nécessaire dans les 7 à 14 jours suivant la prise du médicament.

L’Ordre des pharmaciens a également publié un guide à l’intention de ses membres. « L’élément supplémentaire ici est l’aspect émotif associé à la prise de ce médicament […] Les patientes obtiendront des soins et services pharmaceutiques sécuritaires, empathiques et adaptés à leurs besoins », a mentionné Bertrand Bolduc, président de l’Ordre.