Lancement du Carnet santé Québec: des résultats de tests bientôt disponibles en ligne

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette

Les patients du Québec pourront bientôt avoir accès eux-mêmes, en ligne, aux résultats de plusieurs tests sanguins et examens qu’ils ont passés, grâce au Carnet santé.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a officiellement lancé le Carnet santé Québec, lundi à Montréal, en se félicitant de faire des patients québécois des « partenaires » qui seront ainsi mieux informés de leur état de santé.

Avec leur Carnet santé Québec, les patients pourront voir la liste de leurs médicaments, consulter les résultats de prélèvements sanguins, voir leurs rapports d’examens d’imagerie médicale, prendre rendez-vous avec leur médecin de famille ou s’inscrire au guichet d’accès à un médecin de famille, par exemple.

« Un jour, vous aurez accès, avec ce carnet-là, à votre dossier complet », a illustré le ministre Barrette.

Peu à peu, de plus en plus d’informations y seront colligées, des résultats des tests sanguins en passant par les examens radiologiques, des « aides d’information » pour expliquer certains problèmes de santé et des protocoles à suivre — si un enfant fait de la fièvre, par exemple — et à terme un carnet de vaccination.

« C’est un premier pas. C’est évolutif. Au départ, c’est essentiellement limité à ce qui est actuellement accessible. Mais nous avons la ferme intention d’aller plus loin dans le déploiement. Ultimement, à l’intérieur du prochain mandat, il sera possible, pour les patients inscrits à un Groupe de médecine de famille d’avoir même une consultation par Internet avec son médecin, son professionnel, son infirmière, son travailleur social ou autre personne qui travaille dans le GMF », a soutenu le ministre Barrette.

Fait à noter : un délai de 30 jours, d’abord, sera imposé pour que les renseignements soient accessibles sur le Carnet santé Québec, puisque tous les cabinets de médecins ne sont pas aussi bien organisés pour donner rapidement rendez-vous à leurs patients.

« La chose qu’on ne veut pas, évidemment, c’est qu’une personne apprenne un diagnostic qui peut être très inquiétant par un site Internet. Il faut évidemment s’assurer qu’il y ait eu un contact avec le patient avant que ces données soient inscrites sur un site Internet », a fait valoir le ministre Barrette.

Ce délai de 30 jours doit à terme être abaissé à 10 jours.

Deux territoires

D’abord, à compter du 5 janvier, seuls les résidants de Laval inscrits auprès d’un médecin de famille dans une clinique de Laval y auront accès, de même que ceux qui sont inscrits auprès d’un médecin de famille de MAclinique Lebourgneuf, à Québec.

Québec veut alors laisser place à une rétroaction, pour voir s’il faut améliorer le système ou en modifier certains aspects.

Le ministre Barrette espère ensuite déployer le système sur l’ensemble du territoire du Québec d’ici l’été 2018.

Il assure que la confidentialité des données sera préservée, grâce à un code d’accès.

Le système aura coûté 11 millions en développement et 2 millions pour la mise en marche. Le système a été développé en interne ; le ministère n’a pas eu à lancer un appel d’offres.

8 commentaires
  • Louise Nepveu - Abonnée 11 décembre 2017 18 h 33

    Confidentiel?

    Le piratage des données informatiques étant devenu un fléau, qu'est-ce qui nous assure que notre dossier restera confidentiel? Et que dire des assureurs et des employeurs qui tenteraient par divers moyens d'y accéder? Je suis d'avis que l'autorisation de chaque patient devrait être obligatoire. L'avis du Barreau du Québec serait fort utile dans le cas présent.

  • Marguerite Paradis - Abonnée 11 décembre 2017 18 h 53

    SANTÉ... VIRTUELLE

    « Ultimement, à l’intérieur du prochain mandat, il sera possible, pour les patients inscrits à un Groupe de médecine de famille d’avoir même une consultation par Internet avec son médecin, son professionnel, son infirmière, son travailleur social ou autre personne qui travaille dans le GMF », a soutenu le ministre Barrette. »

    Pour quand la consultation avec un robot?

    Non, surtout pas de nouveau mandat pour vous monsieur Barette et cie libérale.

    M.P.

    • Louise Collette - Abonnée 12 décembre 2017 07 h 24

      On a déjà des problèmes avec la santé <<réelle> imaginez un peu la santé virtuelle.........

  • Louise Collette - Abonnée 12 décembre 2017 07 h 13

    Santé

    Au lieu d'investir de cette façon il devrait s'assurer que tout le monde au Québec puisse avoir un médecin généraliste (de famillle) et surtout que tout le monde soit bien soigné ce qui est loin d'être le cas présentement, je pourrais vous donner des exemples mais ce serait trop long, je passe.
    Il y aura de moins en moins de communication verbale avec les médecins ce n'est pas rassurant.

  • Louise Collette - Abonnée 12 décembre 2017 07 h 22

    PS

    Pour moi c'est la confidentialité qui pose problème surtout....

  • Marc Davignon - Abonné 12 décembre 2017 09 h 25

    Un ptit café avec ça?

    Eh oui! C'est la nouvelle tendance dans la gestion : avoir accès aux données. Il y a beaucoup trop de cela en gestion : des tendances.

    Les tendances sont de pentes glissantes; c'est le manque de réflexion dans la «mise en place». Elles sont suivies comme on suit une recette. De toute façon, les autres l'ont fait et ça marche!

    Prenons les indicateurs synthétiques, qui sont utilisés sans comprendre comment ces chiffres sont «construits» : quelqu'un sait vraiment avec quels «chiffres» est comment est construit le PIB?

    Mais «quessé ça donne» avoir accès aux données? Tentative du début d'une réponse. À la lecture de votre journal : pouvez-vous 1) changer les «faits» rapportés, 2) comprendre toutes les ramifications des politiques étrangère ou locale qui ont créé ces «faits» rapportés?

    C'est le règne de la vacuité. Ça ne donne que l'impression d'avoir accompli quelque chose (donner un accès), mais ces efforts n'ont aucune incidence sur l'amélioration du système en général (comme lecteur, vos moyens sont très, très limités).

    Tous ces efforts déployés (parce que ça en prend du temps et de l'argent pour «avoir accès aux données») pour quels résultats escomptés? Quel avantage avons-nous à observer le déplacement de l'autobus sur la carte ? Serons nous plus desservis par le système de transport. Regarder vos résultats de laboratoire sera-t-il bénéfique pour votre santé ?

    La seule réponse qui puisse nous venir à l'esprit : ça donne une raison d'être au téléphone dit «intélligent», par extension, des contrats pas trop complexe (car la sécurité sera prise en compte comme la documentation; en dernier, s’il reste de l'argent).

    Prendre cet argent pour expliquer le lien causal au lieu de tomber dans le piège de la corrélation. Ça, c'est plus intelligent (et plus couteux).

    Clairement, en informatique, il n'y a plus d'informaticiens à la barre du navire. Ce n'est pas pour rien que le mot informatique est disparu pour faire place aux «technologies de l'in