La FIQ veut mobiliser le Québec pour secourir le réseau de la santé

La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé, Régine Laurent
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé, Régine Laurent

La FIQ, maintenant forte de 75 000 membres, veut se servir du capital de sympathie dont elle jouit auprès du public pour faire changer les choses en mieux dans le domaine de la santé.

« On est devenu big », a lancé lundi la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé, Régine Laurent, dans son discours d’ouverture au congrès de l’organisation syndicale, qui se tient toute la semaine à Lévis.

Il y a trois ans, la FIQ comptait 62 000 membres ; elle en compte aujourd’hui 75 000, des infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes, perfusionnistes cliniques.

La FIQ est devenue « la voie incontournable dans la santé », a lancé Mme Laurent, soit l’organisation qui représente « la très vaste majorité de celles qui oeuvrent dans le réseau public de la santé ».

«Turbulences»

Mme Laurent a rappelé que le réseau de la santé a vécu plusieurs turbulences avec les nombreuses réformes du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, ces dernières années.

Et c’est sans compter les compressions budgétaires passées en santé, les postes non comblés, les heures supplémentaires imposées, le manque de postes à temps complet, a énuméré Mme Laurent. Et ce sont les patients, aussi, qui ont écopé, a-t-elle affirmé.

Elle veut donc que la FIQ profite du capital de sympathie dont elle jouit auprès du public pour créer « un grand mouvement, entraîne tout le monde, nos membres, les patients, les familles et tout le monde » pour freiner « la fragilisation du réseau » de la santé, son « démantèlement ».

4 commentaires
  • Paul de Bellefeuille - Abonné 27 novembre 2017 15 h 59

    Le syndicalisme n'est pas un course

    Le syndicalisme c'est d'abord de s'unir avec les autres syndicats et les autres forces sociales pour atteindre un but commun. Ce n'est pas une compétion qui déterminera qui est le plus "GROS" syndicat. L'augmentation du nombre de vos adhérents n'est pas le résultat d'un concours de popularité mais l'effet d'une loi sur la santé, la loi 10, qui a eu pour conséquence de concentrer les membres des syndicats en santé dans différents syndicats impliqués. D'ailleurs, l'APTS,( Alliance du personnel professionnel et technique du secteur de la santé et des services sociaux) s'est retrouvée avec 20,000 nouveaux membres suite au vote sur le changement d'allégeance syndicale passant ainsi de 31,000 à 51,000 membres. Ce syndicat est, si on suit la logique de la course aux nouveaux membres, le grand "GAGNANT". Le syndicalisme ce n'est pas une compétition pous savoir qui est le plus gros et le meilleur. Ce serait plutôt la capacité des toutes les organisations syndicales de faire front commun pour notre bien commun et collectif dans le secteur de la santé. La compétition, dans le sport, couronne un gagnant ou une gagnante. J'ose espérer que le syndicalisme n'est pas une compétition sportive mais plutôt une pratique et un engagement qui s'appuient les valeurs de coopération et de solidarité.

    • Solange Bolduc - Abonnée 27 novembre 2017 20 h 20

      Il est possible que votre point de vue soit méritoire, mais le travail de Madame Régine Laurent, l'est tout autant, sinon davantage ?

      J'ai souvent écouté cette femme dans des entrevues, et je vous avoue avoir été impressionnée par sa sincérité apparente.

      J'ai de l'admiration pour cette femme, et souhaite qu'elle continue de brasser la cage au Ministre Barrette, pour qui j'en ai beaucoup moins!

    • Paul de Bellefeuille - Abonné 27 novembre 2017 21 h 13

      Madame Bloduc,

      Je ne visais aucunement l'excellent travail syndical de Madame Laurent, mais l'orientation syndicale qui se dégage de ses propos. J'y décèle une pratique syndicale corporatiste. Ce qui, de mon point de vue, est contraire à un syndicalisme ouvert aux alliances avec le mouvement syndical dans son ensemble mais aussi avec le mouvement social.

    • Solange Bolduc - Abonnée 28 novembre 2017 10 h 00

      Je vous l'accordre M. de Bellefeuille !