Un quatrième service d’injection supervisée ouvre à Montréal

L’initiative vise entre autres à prévenir les surdoses et la transmission du VIH.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir L’initiative vise entre autres à prévenir les surdoses et la transmission du VIH.

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud de l’île de Montréal a ouvert mercredi un quatrième point de service d’injection supervisée, géré par l’organisme Spectre de rue.

Le mois dernier, des parents s’étaient mobilisés contre l’ouverture de ces locaux, rue Ontario, en raison de leur proximité avec l’école primaire Marguerite-Bourgeoys.

Spectre de rue avait alors fait valoir que son centre de la rue Ontario fournit d’autres services depuis plus de 20 ans. Le CIUSSS a néanmoins modifié les heures d’ouverture et accru la sécurité aux abords du site.

Ce service d’injection supervisée (SIS) a obtenu l’aval de Santé Canada pour une période d’un an.

Il s’agit du troisième site fixe à ouvrir ses portes à Montréal, où des SIS sont également assurés par l’unité mobile de l’organisme L’Anonyme.

Dans ces espaces, il est possible de s’injecter des drogues en toute légalité et sous la supervision d’intervenants et d’infirmiers. L’initiative vise entre autres à prévenir les surdoses et la transmission du VIH.

« Je suis persuadée [que cette initiative] sera une source d’inspiration pour d’autres milieux », a déclaré par communiqué la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois.