Les trois services d’injection supervisée sont inaugurés à Montréal

Les nouveaux services sont offerts par trois organismes montréalais existants: Dopamine, dans Hochelaga-Maisonneuve, et CACTUS-Montréal, dans le Quartier latin.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Les nouveaux services sont offerts par trois organismes montréalais existants: Dopamine, dans Hochelaga-Maisonneuve, et CACTUS-Montréal, dans le Quartier latin.

Trois services d’injection supervisée qui avaient déjà ouvert leurs portes la semaine dernière en territoire montréalais ont été « inaugurés » lundi en grande pompe par des élus des trois ordres de gouvernement fièrement réunis autour de cette initiative de santé publique.

La ministre québécoise déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, le secrétaire parlementaire de la ministre fédérale de la Santé, Joël Lightbound, et le maire de Montréal, Denis Coderre, tenaient à souligner officiellement cette ouverture.

Les nouveaux services sont offerts par trois organismes montréalais existants : Dopamine, dans Hochelaga-Maisonneuve, et CACTUS-Montréal, dans le Quartier latin, qui disposent d’un local fixe, et L’Anonyme, pour l’unité mobile, qui serait unique en son genre en Amérique du Nord.

Les intervenants estiment qu’environ 4000 personnes s’injectent des drogues intraveineuses à Montréal. Les trois services d’injection supervisée ont été approuvés par Santé Canada le mois dernier. Un quatrième point de services, celui de l’organisme Spectre de rue, dans Centre-Sud, est présentement en cours de préparation.

Ces services d’injection supervisée ne fournissent pas de drogues : ils permettent aux usagers de s’injecter leur drogue dans de bonnes conditions d’hygiène et de sécurité, sous la supervision de personnel infirmier et d’intervenants. L’ensemble de ces services sera sous la responsabilité des centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS).

Le directeur de santé publique de Montréal a indiqué que les services d’injection supervisée ont déjà accueilli de nombreux usagers depuis leur ouverture, lundi dernier. Des chiffres sur l’achalandage seront par ailleurs disponibles dans trois mois.