Les jeunes sont plus vulnérables en santé mentale et consultent peu, selon une étude

À peine un jeune sur dix se tourne vers une ressource professionnelle pour parler de ses émotions, sa santé mentale ou sa consommation d’alcool ou de drogues.
Photo: iStock À peine un jeune sur dix se tourne vers une ressource professionnelle pour parler de ses émotions, sa santé mentale ou sa consommation d’alcool ou de drogues.

Un portrait traitant de la consultation des ressources québécoises de lutte aux problèmes de santé mentale révèle que les jeunes âgés de 15 à 29 ans ne font pas grand usage des services professionnels qui leur sont offerts.

L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) précise dans un bulletin diffusé mercredi que pourtant, les jeunes de cette catégorie d’âge sont touchés à 25 % par un niveau élevé de détresse psychologique, comparativement à 20 % pour les Québécois âgés de 30 à 64 ans.

Il en est de même pour les troubles liés à la consommation d’alcool et de drogues. Parmi eux, 10 % en sont affectés alors que c’est le cas pour 2,3 % la catégorie des 30 à 64 ans.

Le bulletin ajoute qu’à peine un jeune sur dix se tourne vers une ressource professionnelle pour parler de ses émotions, de sa santé mentale ou de sa consommation d’alcool ou de drogues.

25 %
C'est le pourcentage des jeunes âgés de 15 à 29 ans touchés par un niveau élevé de détresse psychologique.

Comparativement à leurs aînés, ils ont moins tendance à consulter un médecin pour ce type de problème. Par contre, ils sont plus portés à recourir aux services d’un travailleur social, d’un conseiller ou d’un psychothérapeute.

Quant aux jeunes ayant un niveau élevé de détresse psychologique ou un trouble lié à la consommation de substances, ce sont respectivement 63 et 77 % d’entre eux qui ne consultent aucune ressource professionnelle.


Ressources informelles

Environ 75 % des jeunes se tournent plutôt vers des ressources informelles pour parler de leur santé mentale, comparativement à 57 % pour leurs aînés. Par contre, ils utilisent moins Internet pour obtenir de l’information à ce sujet.

63 %
C'est le pourcentage de jeunes ayant un niveau élevé de détresse psychologique qui ne consultent aucune ressource professionnelle.

Enfin, près de la moitié des jeunes présentant de la détresse psychologique ou un trouble lié à la consommation d’alcool ou de drogues ne consultent aucune ressource informelle.

L’étude de l’Institut de la statistique du Québec a été réalisée avec des données recueillies en 2012 par Statistique Canada.


 
1 commentaire
  • Nicole Ste-Marie - Abonnée 15 juin 2017 03 h 13

    Combien ça coûte ?

    Faut-il payé pour 5000$ d'examens préliminaires, avant la consultation professionnelle et la prescription, comme cela est fait avec les ophtalmologistes ?