Les effets du cannabis chez les jeunes inquiètent des psychiatres

Photo: Katarzyna Bialasiewicz Getty images

Des psychiatres soutiennent que sur la base de leur expérience clinique, le projet de loi sur la légalisation du cannabis à des fins récréatives n’est pas acceptable dans sa forme actuelle et exposera les jeunes à des grands risques en santé mentale.

Karine J. Igartua, présidente de l’Association des médecins psychiatres du Québec (AMPQ) explique que la recherche scientifique prouve que le cerveau humain continue de se développer jusqu’à l’âge d’environ 25 ans et que la consommation régulière de cannabis pendant cette période très sensible de maturation du cerveau comporte d’énormes risques.

Parmi ces risques figurent des déficits au niveau de l’attention, de la mémoire, de la vitesse de traitement de l’information et de l’intelligence. Mme Igartua précise que dans plusieurs cas, l’imagerie médicale montre des lésions causées au cerveau par le tétrahydrocannabinol (THC), une composante du cannabis.

Elle rappelle que le risque de psychose augmente de 40 % chez tous ceux qui ont consommé du cannabis au cours de leur vie et que la consommation peut précipiter le déclenchement de la maladie.

À son avis, autoriser l’achat de cannabis à 21 ans au lieu de 18 ans permettrait de trouver un meilleur équilibre entre la réduction des méfaits engendrés par le marché illicite et les enseignements de la science pour protéger les générations à venir.

De plus, l’AMPQ propose de déterminer une concentration maximale de THC de tout produit de cannabis légalement en vente au Canada, et de l’indiquer clairement sur les emballages. Elle suggère aussi d’interdire toute forme de publicité visant à promouvoir la consommation du cannabis et d’imposer l’emballage neutre.

Enfin, l’Association espère la création d’un programme d’éducation dans le cursus des études, dès le début du secondaire, sur les conséquences de la prise de drogues.

1 commentaire
  • Gérard Garnier - Inscrit 5 juin 2017 15 h 48

    Un philosophe

    Il n'y a pas à s'inquiéter. Certaines études prospectives poussent à penser que, d'ici 2030 à 20400 (la fourchette est large), beaucoup de professions disparaîtront en raison de l'ubérisation du monde du travail et du développement de la robotisation : chauffeurs de taxi, mais aussi chauffeurs routiers, vendeurs dans tous les commerces, employés administratifs dans les entreprises, employés aux guichets, agences de voyage, etc., etc.. Il ne restera plus de place que pour les irremplaçables fournisseurs de main d'oeuvre non qualifiée et pour les hyper diplomés qui dirigeront nos ordinateurs. Comme les travailleurs intermédiaires n'auront plus de travail, autant préparer le terrain pour leur permettre de "planer" doucement : en consommant du canabis dès leur adolescence, ils éviteront de se cultiver inutilement et resteront cool comme des légumes. Il y a juste le problème de ceux qui deviendront schizophrènes. On trouvera bien une solution.