Pour améliorer la performance du cerveau, mieux vaut bouger

Selon le professeur Neil Charness, l’exercice physique peut causer des modifications bénéfiques dans la structure du cerveau et en améliorer le fonctionnement.
Photo: iStock Selon le professeur Neil Charness, l’exercice physique peut causer des modifications bénéfiques dans la structure du cerveau et en améliorer le fonctionnement.

Pour améliorer la performance du cerveau, mieux vaut bouger que dépenser des centaines de dollars et s’asseoir devant un écran, préviennent des chercheurs de l’Université Florida State (FSU).

Le professeur Neil Charness, un expert du vieillissement et de la cognition, et ses collègues se sont intéressés aux programmes et logiciels qui promettent de protéger les fonctions cognitives du cerveau. Cette industrie, profitant du vieillissement de la population, génère actuellement des ventes de centaines de millions de dollars chaque année.

L’équipe de FSU a demandé à un groupe de participants de jouer au jeu Mind Frontiers, qui a été spécialement conçu pour « entraîner » leur cerveau, pendant que d’autres joueurs s’affairaient à résoudre des mots croisés ou des jeux de chiffres.

Les chercheurs voulaient savoir si ces exercices amélioreraient la mémoire de travail des participants et, subséquemment, des capacités mentales comme le raisonnement, la mémoire et la rapidité de traitement de l’information. C’est là la prémisse de plusieurs programmes : une amélioration de la mémoire de travail, qui est cruciale à plusieurs tâches quotidiennes, améliorera ensuite la performance dans plusieurs secteurs de la vie de tous les jours.

La réponse des chercheurs : non. Les aînés doivent comprendre, a dit M. Charness, que de s’entraîner à mémoriser une suite de 80 ou 100 chiffres n’aidera ensuite probablement pas à se souvenir où on a laissé ses clés.

Il a rappelé que d’autres études ont démontré que des exercices aérobiques, davantage que des exercices mentaux, sont bénéfiques pour le cerveau. L’exercice physique, a ajouté M. Charness, peut causer des modifications bénéfiques dans la structure du cerveau et en améliorer le fonctionnement. Il prédit que « l’exer-jeu », qui combine exercices et jeu, connaîtra une explosion de popularité au XXIe siècle.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans le journal médical Frontiers in Aging Neuroscience.

1 commentaire
  • René Pigeon - Abonné 18 avril 2017 09 h 46

    Oxygénez le cerveau en fléchissant le tronc vers l’avant tête en bas.

    Les exercices aérobiques oxygènent le cerveau. L’exercice suivant peut fournir une bonne partie de ce bénéfice, sans bouger, à l’intérieur de la maison. Il est fondé sur le fait que les parois des vaisseaux sanguins du cerveau se durcissent progressivement avec les années ; le déclin commence bien avant la vieillesse.
    À partir de la position debout, fléchissez le tronc vers l’avant jusqu’à ce que les mains s’approchent du sol sans y toucher ; gardez les jambes plutôt droites sans les raidir ; respirez plus lentement ; cherchez à relaxer les jambes, le dos et autres parties du corps qui sont dérangées par cette flexion inhabituelle. Tenir la position fléchie jusqu’à ce que le cerveau, les muscles et articulations se relaxent comme si la flexion était presqu’aussi normale que la position debout est le but à long terme de cet exercice qu’il est bon de répéter chaque jour.

    Le simple fait de laisser le cerveau et le reste du corps s’adapter à cette position inversée augmente la pression sanguine sur les vaisseaux du cerveau et assouplit les parois du cerveau, favorise la circulation sanguine vers les cellules et aide à évacuer les déchets naturellement produits par l’activité normale du cerveau ; ces déchets contribuent à la dégénérescence du cerveau.

    C’est une position de yoga, une « asana » (pada hasthasana).