Des compressions pourraient faire disparaître des points de service ambulanciers

Les syndicats d’ambulanciers affiliés à la CSN ont également demandé d’intervenir dans la cause.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les syndicats d’ambulanciers affiliés à la CSN ont également demandé d’intervenir dans la cause.

Des points de service ambulanciers pourraient disparaître dans différentes régions, si Québec impose des compressions de 121 millions aux entreprises ambulancières, comme il compte le faire dans ses nouveaux contrats de service avec celles-ci.

La Corporation des services d’ambulance du Québec, qui représente plus de 90 % des entreprises ambulancières à l’extérieur de la métropole, tente de faire invalider par la Cour supérieure les nouveaux contrats de service qui ont été imposés à ses membres par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette.

Dans sa requête, la Corporation des services d’ambulance soutient que les modifications apportées aux contrats avec les entreprises ambulancières signifieraient une compression budgétaire de l’ordre de 121 millions — ce qui les obligerait à faire des choix.

Dessercom, l’une des entreprises concernées, a confirmé au cours d’une entrevue, lundi, qu’une fermeture de point de service est le genre de conséquence qui pourrait arriver si les entreprises ambulancières se retrouvaient avec des points de service qui n’étaient plus rentables et une compression budgétaire de l’ordre de 10 %.

Les syndicats d’ambulanciers affiliés à la CSN ont également demandé d’intervenir dans la cause, estimant que la négociation de leurs conventions collectives stagne à cause de l’incertitude qui plane quant aux contrats de service qui lient le ministère aux entreprises ambulancières.


 
1 commentaire
  • Nicole Delisle - Abonné 27 février 2017 16 h 37

    Et les compresssions continuent de plus belle!

    Cette fois ce sont les points de service ambulanciers en régions que l'on risque de couper et au diable les malades! Cela va compléter le chaos déjà bien installé dans les hôpitaux! Certains n'auront même pas le temps de s'y rendre avec les délais à venir encore plus longs. Que reste-t-il encore à couper? Oups! Il ne reste que les médecins... M. Barrette semble moins enclin à se servir d'une loi spéciale comme son collègue M. Moreau. L'avenir nous le dira. En attendant, il faudra patienter pour l'ambulance....comme à l'hôpital!