Entente conclue entre Québec et les médecins spécialistes

La présidente de la FMSQ, la Dre Diane Francoeur
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La présidente de la FMSQ, la Dre Diane Francoeur

Québec et les médecins spécialistes se sont entendus dans les dossiers des frais accessoires et de l’échographie dans les cabinets de radiologiste vendredi.

La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) venait tout juste de sortir d’une ultime rencontre de négociation lorsqu’elle a confirmé en conférence de presse avoir conclu une entente de principe avec le gouvernement dans ces deux dossiers.

« Nous sommes heureux de l’entente, mais pas du processus », a commenté la présidente de la FMSQ, la Dre Diane Francoeur, en référence aux négociations houleuses.

Les médecins spécialistes ont accepté de puiser 45 millions de dollars par an dans leur enveloppe globale de rémunération, soit 30 millions pour les échographies et 15 millions pour les frais accessoires.

Le président de l’Association des radiologistes du Québec, le Dr Vincent Oliva, a affirmé que ses membres peuvent « recommencer quand ils le veulent » à accorder des rendez-vous pour des échographies en cabinet. Depuis que le règlement décrétant la couverture publique est entré en vigueur le 29 décembre, de nombreuses cliniques refusaient d’accorder des rendez-vous, faute d’entente.

Le Dr Oliva s’attend toutefois à ce que des listes d’attente se forment rapidement, à l’identique de la situation qui prévaut dans les hôpitaux.

« Avant, des patients avaient un rendez-vous rapidement, car ils payaient. Là, l’attente va être la même partout, ça va se remplir dans le temps de le dire », estime-t-il. Il demande d’ailleurs au gouvernement d’investir pour mettre fin aux listes d’attente indues.

« Je suis content pour la population, il était temps de mettre fin [aux frais accessoires] », a commenté Gaétan Barrette sur les ondes de RDI peu de temps après. « Nous avons livré la marchandise », a-t-il estimé. Il y aurait 530 actes pour lesquels les médecins facturaient des frais accessoires, selon le ministre. Ni le ministère de la Santé ni la FMSQ n’ont souhaité détailler cette liste.

Hier soir, seul un point de litige lié à la radiologie, que le ministre de la Santé et des Services sociaux avait qualifié de « technique » en entrevue à la radio, séparait les deux parties d’une entente.

Le règlement abolissant les frais accessoires est entré en vigueur le 26 janvier dernier. Les patients ne devraient plus avoir à payer pour des soins assurés par la Régie de l’assurance maladie dans les cliniques, les pharmacies, les cabinets de dentistes et les cliniques d’optométristes. Les professionnels de la santé ne sont autorisés à exiger un paiement que pour des actes non couverts. Les autres professionnels se sont aussi entendus avec Québec, mais les omnipraticiens ont affirmé jeudi que certains éléments étaient toujours en discussion.

Les échographies effectuées par des non-radiologistes, comme des physiatres ou des gynécologues, demeurent non couvertes, et ces derniers peuvent donc exiger des frais aux patients dans les cliniques.

1 commentaire
  • Placide Couture - Abonné 28 janvier 2017 09 h 36

    La cupidité des médecins rend le Québec malade.

    Québec s’entend avec les médecins spécialistes…
    Cela me fait penser à la fable de La Fontaine -les animaux malades de la peste. -« Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés. » J’applique sans réserve cette proposition aux médecins du Québec. Ils ne sont pas tous malades, mais tous sont atteints. Il faut vite les mettre à salaire pour les soignés de leur cupidité. En gagnant près de 10 fois le salaire moyen d’un travailleur québécois, profitant d’une masse salariale de 7 milliards en 2016 et qui grimpera à 9 milliards en 2020, considéré comme entrepreneur autonome au niveau de l’impôt ce qui leur donne des privilèges fiscaux que n’ont pas les autres travailleurs de l’état, il faut les ramener sur terre. Et ça presse ! Le Québec n’a pas les moyens de se payer ça. Un salaire normalement imposable de 4 fois le salaire moyen serait déjà extrêmement généreux. La cupidité des médecins rend le Québec malade. Pas surprenant que le Québec n'ait pas les moyens de réduire le temps d'attente dans les hôpitaux, de fournir un médecin de famille à tous les québécois, d’investir davantage dans les soins à domicile, de mieux s’occuper de nos ainés dans les CHSLD, etc