En campagne contre les frites trop grillées

Il faut faire bien attention de ne pas trop griller frites et rôties, recommandent les autorités sanitaires britanniques.
Photo: Leon Neal Archives Agence France-Presse Il faut faire bien attention de ne pas trop griller frites et rôties, recommandent les autorités sanitaires britanniques.

Londres — Avis aux amateurs de rôties et de frites : il faut faire bien attention de ne pas trop les griller, recommandent les autorités sanitaires britanniques dans une campagne, lancée lundi, visant à souligner les risques cancérigènes associés aux cuissons extrêmes.

Les zones des aliments brunies dans ces circonstances contiennent en effet de l’acrylamide, un produit de glycation alimentaire découvert en 2002 par des chercheurs suédois, potentiellement cancérigène et neurotoxique.

L’acrylamide, souligne l’Agence britannique de sécurité alimentaire (FSA), se forme notamment dans les aliments riches en amidon (pommes de terre, pain, etc.) lors des cuissons à haute température.

Pour minimiser l’exposition à cette substance chimique, la FSA conseille de limiter la cuisson des aliments, et donne aux consommateurs une petite astuce visuelle pour y arriver : préférer la couleur dorée au brun, signe de cuisson prolongée.

« La majorité des gens ne sont pas au courant de l’existence de l’acrylamide », souligne la FSA, en espérant que cette campagne donnera aux consommateurs les moyens de réduire leur consommation de cette substance.

Son lancement était particulièrement commenté lundi dans la presse britannique, la BBC se demandant s’il fallait « abandonner les rôties ».

Le tabloïd Daily Mail tentait de son côté de rassurer ses lecteurs en affirmant, expert à l’appui, qu’à moins d’en manger « 320 tranches par jour », les toasts bien grillés n’ont rien de spécialement dangereux.

Selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), « les données issues des études animales démontrent que l’acrylamide et son métabolite, le glycidamide, sont génotoxiques et cancérigènes ».

Dans les études sur l’homme, « les preuves qui démontreraient qu’une exposition alimentaire à l’acrylamide provoque le cancer sont actuellement limitées et non concluantes ».


 
1 commentaire
  • Richard Desmarais - Inscrit 23 janvier 2017 12 h 05

    Jacqueline Lagacé et Jean Seignalet

    Pour bien comprendre, il faut d'abord rester calme et ensuite, prendre le temps de lire Jean Seignalet ou Jacqueline Lagacé. Dans «Comment j'ai vaincu la douleur et l'inflammation chronique par l'alimentation», Mme Lagacé explique très bien et en détails les phénomènes entourant l'acrylamide.