Grippe aviaire - La Chine ferme ses portes aux volailles canadiennes

Pékin — La Chine a annoncé qu’elle interdisait les importations de volailles canadiennes après qu’un cas de grippe aviaire ait été détecté dans une ferme de l’Ouest du Canada.

Tous les animaux en provenance du Canada attendant d’être inspectés par des responsables chinois seront renvoyés ou abattus, a annoncé l’agence officielle chinoise Chine nouvelle hier soir.
Les responsables canadiens avaient annoncé jeudi qu’ils avaient découvert un cas de grippe aviaire dans une ferme de Colombie-Britannique. Il s’agirait d’une souche du virus différente de celle qui a tué 22 personnes en Asie.
Hong Kong, Singapour et le Japon avaient déjà interdit les imports de volailles canadiennes. La Chine a également interdit les importations d’oiseaux en provenance des États-Unis et de plusieurs autres pays. Les autorités chinoises ont jusqu’à présent reconnu la présence de la grippe aviaire dans 16 des 31 provinces du pays, mais sans aucun cas de transmission à l’homme.
La Chine a par ailleurs commencé hier à lever les mesures d’isolement des régions touchées par la grippe aviaire, avertissant cependant que tout danger n’est pas écarté. La quarantaine a été levée dans la municipalité de Dingdang, dans la province méridionale de Guangxi, ainsi que dans la ville de Yongkang, dans le Zhejiang, ont indiqué l’agence officielle Chine nouvelle et le China News Service.
La contamination de Dingdang, annoncée le 23 janvier, avait été la première à être relevée en Chine. Celle de Yongkang avait été annoncée le 30 janvier.
«La décision a été prise après des examens complets effectués par des experts agricoles chinois», précise Chine nouvelle. La fin de l’isolement signifie que les agriculteurs et les animaux peuvent dorénavant pénétrer dans la zone des trois kilomètres entourant les centres d’élevage infectés.L’interdiction d’élevage reste cependant en place.