Une stratégie de prévention du suicide est exigée au Québec

Trois suicides sont encore commis quotidiennement au Québec.
Photo: Viktor Cape Getty Images Trois suicides sont encore commis quotidiennement au Québec.

En cette 14e Journée mondiale de la prévention du suicide, l’Association québécoise de prévention du suicide rappelle que 1100 Québécois s’enlèvent la vie chaque année, et que la situation stagne malgré les campagnes de prévention.

C’est sous le thème « Allumés pour la prévention du suicide » que l’Association souligne l’importance pour tous les acteurs de la société d’être mobilisés pour la cause.

L’organisme presse les gouvernements fédéral et provincial de mettre rapidement en oeuvre une stratégie nationale de prévention du suicide, avec les outils et les moyens financiers nécessaires à son succès.

Le directeur général de l’Association, Jérôme Gaudreault, rappelle qu’au tournant des années 2000, le Québec s’était doté d’une stratégie nationale dont l’efficacité était reconnue. Il constate que les nombreuses mesures qui en ont découlé, dont la ligne d’intervention 1 866 APPELLE et la formation des intervenants, ont contribué à une réduction majeure des taux de suicide en une dizaine d’années seulement, notamment chez les jeunes.

Mais M. Gaudreault déplore qu’une telle stratégie globale et concertée n’existe plus, ce qui fait que trois suicides sont encore commis quotidiennement au Québec. Il demande aux élus de faire preuve de leadership à cet égard.

À 20 h, samedi soir, l’Association québécoise pour la prévention du suicide propose d’allumer une chandelle près d’une fenêtre dans le but de démontrer son appui à la prévention du suicide, de se souvenir d’un être cher ou de soutenir les endeuillés par suicide.

5 commentaires
  • Yvon Bureau - Abonné 10 septembre 2016 11 h 54

    L'AQPS doit

    demander au Gouvernement Trudeau de retirer, dans sa Loi C-14 sur l'aide médicale à mourir, son article se rapportant au suicide médicalement assisté.

    L'AQPS doit aussi inviter toutes les corporations professionnelles concernées par l'AMM à ne pas participer à ce suicide médicalement assisté. Oui à l'AMM. Non au suicide médicalement assisté. Cette aide n'est pas une option !

    L'AQPS doit affirmer que le suicide par jeûne total n'est pas une option. Tout le monde trouve cela inhumain et cruel. À raison+++ L'Association doit appuyer la loi québécoise sur les soins de fin de vie.

    Laisser planer que le suicide par jeûne total est une option, cela fait invitation au suicide autrement et au meurtre par compassion.

    Association : à l'aide pour un mourir plus digne et plus noble !

    Merci pour votre excellent travail. Gratitude à tous vos membres.

    • Yvon Bureau - Abonné 12 septembre 2016 09 h 34

      Ajout : L'AQPS devait envoyer un vote de blâme au Gouvernement Trudeau, spécialement aux ministres de la Justice et de la Santé ainsi qu'à leurs complices à l'Association médicale canadienne, pour avoir proposé et imposé, malgré une opposition des plus intenses, l'article sur le suicide médicalement assisté dans la Loi C-14 sur l'aide médicale à mourir.

  • André Mainguy - Inscrit 10 septembre 2016 12 h 39

    Le suicide

    Dans le secteur de la Santé, le traitement de la Santé mentale dans les hôpitaux du Québec est trop souvent le parent pauvre en terme de ressources. Je crois que c'est une non reconnaissance de la part des autorités politiques du respect que doivent avoir à la fois les ressources médicales et les malades.

    A titre d'exemple, un Radiologiste aura de meilleures conditions de travail et de rémunération qu'une ou un psychiâtre. Est-cev que les chefs de Département sont choisis pour leur empathie ou pour le resrect du budget ?

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 10 septembre 2016 17 h 54

    … pourquoi ?

    « L’organisme presse les gouvernements fédéral et provincial de mettre rapidement en oeuvre une stratégie nationale de prévention du suicide » (La Presse canadienne)

    Bien sûr que certes, mais comment et pourquoi le prévenir si, des ressources et moyens actuels, le monde du suicide, tout comme ceux de la pauvreté et de la mort, demeure allergique à toute forme de stratégie-programme d’entraide et d’aide ?

    Comment et …

    … pourquoi ? - 10 sept 2016 -

  • Christian Debray - Abonné 11 septembre 2016 08 h 33

    Discrimination

    Il est nécessaire que la prévention s’adresse à tous les suicides. La vie a la même valeur, quel que soit l’âge ou la condition physique de la personne.

    La loi fédérale sur la mort assistée ou la loi 52 au Québec ont un effet d’entrainement et sont à proscrire, car si le suicide est bon pour les uns il est bon pour les autres.

    Dans le cas où l'on maintient ces lois injustes, on crée de la discrimination. Par ces lois, on crée des groupes qui ont droit au suicide et d’autres non. Créer des groupes avec des droits ou des privilèges différents est la définition de base de la discrimination.

    Pensez-y encore