CUSM: le projet de fusion mis sur la glace

La p.-d.g. adjointe du CUSM restera en poste par intérim le temps qu'une «réflexion» ait lieu.
Photo: Annik MH De Carufel Archives Le Devoir La p.-d.g. adjointe du CUSM restera en poste par intérim le temps qu'une «réflexion» ait lieu.

Le projet de fusion d’établissements de santé dans l’ouest de l’île de Montréal attendra: une consultation sera d'abord être menée pour juger de la meilleure orientation.

La nomination d’un nouveau p.-d.g. au Centre universitaire de santé McGill (CUSM) a été reportée afin qu'une «réflexion» soit menée, a indiqué au Devoir l’attachée de presse du ministre de la Santé et des Services sociaux Gaétan Barrette, Julie White.

« C’est important pour nous de voir si la communauté veut ou non aller de l’avant », a-t-elle ajouté.

Du côté du CUSM, on veut « amorcer une réflexion sur la meilleure façon » de « renforcer » l’hôpital universitaire. La p.-d.g. adjointe du CUSM restera en poste par intérim le temps que cette réflexion ait lieu.

Si fusion avec CIUSSS de l’Ouest et Centre-Ouest il y a, le CUSM se retrouvera à gérer un budget de plus de 2,5 milliards de dollars. C’est un des scénarios qui est sur la table, porté notamment par le candidat recommandé par le CA du CUSM, le Dr Lawrence Rosenberg, actuel p.-d.g. du CIUSSS Centre-Ouest.

Consultations à venir

La nomination d’un nouveau p.-d.g. était semble-t-il prématurée étant donné les changements importants qui en auraient découlé. Dans une lettre envoyée aux médias jeudi en fin de journée, le président du CA du CUSM, Claudio Bussandri, a indiqué qu’il procéderait à des consultations « internes et externes ». « La nomination de Mme Alfonso nous laisse le temps d’aller au bout de notre processus d’orientation stratégique », écrit-il.

L’objectif est de trouver la « meilleure façon de renforcer le CUSM », précise-t-il. Les CIUSSS Centre-Ouest et Ouest ainsi que l’Unviersité McGill seront partie prenante de la discussion.

Le ministre Gaétan Barrette est en tous les cas favorable à de nouvelles fusions. Ses réponses aux journalistes, mercredi, étaient sans équivoque. « C’est une situation qui me plaît, a-t-il répondu en anglais. Non seulement ils embrassent la réforme que j’ai mise en place, ils concluent que ce serait encore mieux si on allait plus loin. »

L’idée vient des établissements concernés, a insisté le ministre. « Ça me fait plaisir, parce que quand j’ai présenté la loi 10, tout le monde était contre. Maintenant nous avons des gens sur le terrain qui veulent aller encore plus loin ».