Les usagers du système de santé donnent des devoirs au ministre Barrette

Le RPCU souhaite que Québec ouvre davantage de cliniques supervisées par des infirmières praticiennes spécialisées.
Photo: iStock Le RPCU souhaite que Québec ouvre davantage de cliniques supervisées par des infirmières praticiennes spécialisées.

Un an après le début de la réorganisation du réseau de la santé, le Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU) a dressé une liste des 12 travaux à réaliser au cours des prochains mois par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette. Et, contrairement au ministre, le RPCU espère voir plus de cliniques supervisées par des « superinfirmières ».

En point de presse à Montréal, dimanche matin, le directeur général de l’organisme Pierre Blain a appelé tous les acteurs du réseau à unir leurs efforts pour améliorer l’accessibilité et la qualité des soins. « Il faut qu’on mette derrière nous les vieilles querelles et qu’on commence à travailler sur le nouveau modèle qui est en place et qui doit se développer », a soutenu M. Blain qui estime que la réforme « va dans la bonne direction pour l’usager ».

On n’a pas assez développé le programme [des cliniques de «superinfirmières»] au Québec

 

Parmi les 12 travaux à entreprendre, le RPCU a ciblé trois grandes priorités.

L’organisme demande au ministre Barrette de poursuivre son travail en vue d’instaurer un financement entièrement axé sur l’usager. Le RPCU croit que l’équité et l’efficience de la prestation de services s’en trouveront améliorées.

Des efforts importants devront également être consentis pour améliorer l’accès aux médecins de famille. « L’accès à un médecin de famille, ce n’est pas seulement d’avoir un médecin de famille, mais c’est de pouvoir avoir un médecin en temps opportun, c’est-à-dire qu’on peut le voir dans les jours qui suivent lorsque c’est nécessaire », explique M. Blain.

Pour y parvenir, ce dernier préconise une réorganisation du travail et l’ouverture sept jours sur sept des groupes de médecine familiale (GMF).

Cliniques sans médecin

Enfin, le RPCU souhaite que Québec ouvre davantage de cliniques supervisées par des infirmières praticiennes spécialisées. M. Blain rappelle que le Québec a formé 300 « superinfirmières », alors que l’Ontario en compte 3000. « On n’a pas assez développé ce programme au Québec », affirme-t-il. La semaine dernière, le ministre Gaétan Barrette avait pourtant remis fortement en question l’utilité de ces cliniques sans médecin, le qualifiant même de « système de santé parallèle d’infirmières » et de « manoeuvre syndicale ».

Avec Le Devoir