Une collecte de fonds privée pour sauver la clinique SABSA

Depuis son ouverture en 2014, SABSA parvient à traiter 95 % de ses patients sans l’aide d'un médecin.
Photo: Renaud Philippe Le Devoir Depuis son ouverture en 2014, SABSA parvient à traiter 95 % de ses patients sans l’aide d'un médecin.

Une nouvelle collecte de fonds commence à s’organiser pour sauver la clinique SABSA et lui permettre de rester ouverte après le 1er mai. Elle transiterait par la plateforme de sociofinancement La Ruche.

L’un des fondateurs de Cossette, Pierre Delagrave, fait partie du petit groupe qui s’est engagé dans cette initiative. « SABSA, c’est peut-être une des grandes solutions devant nous », a-t-il déclaré au Devoir mardi.

M. Delagrave a décidé d’agir après avoir reçu un appel de la dirigeante d’une clinique privée de soins infirmiers de Québec, Isabelle Lechasseur, qui s’inquiétait pour le sort de SABSA. « Il y a des gens chez Cossette qui vont essayer de convaincre nos clients de contribuer, a-t-il dit. C’est pour le bien de tous. »

La collecte de fonds viserait à amasser 250 000 $, explique-t-il, et une conférence de presse en préciserait les détails sous peu. L’un des fondateurs de La Ruche et vice-président chez Cossette, Simon Poitras, a aussi été mis à contribution.

Pendant ce temps, mardi matin, la Fédération interprofessionnelle de la Santé (FIQ), le Parti québécois, Québec solidaire et le personnel de la clinique lançaient un nouvel appel au ministre pour qu’il intègre la clinique au réseau public. « Le ministre ne peut pas prétendre qu’il améliore l’accès aux soins de santé s’il ne soutient pas SABSA », a fait valoir la porte-parole du PQ en santé, Diane Lamarre, lors d’une conférence de presse à Québec.

Depuis son ouverture en 2014, SABSA parvient à traiter 95 % de ses patients sans l’aide d'un médecin. Mme Têtu contacte son médecin partenaire pour les cas plus complexes.

Le ministre Gaétan Barrette n’a toutefois pas l’intention de changer d’avis, a signalé son attachée de presse, Julie White. « Notre position reste la même : on reconnaît leur apport, mais on ne veut pas créer un réseau en parallèle. On a les GMF et ce qu’on veut, c’est une interdisciplinarité dans les GMF et un seul point de services. »

3 commentaires
  • Hélène Lemire - Abonnée 23 mars 2016 09 h 18

    Entêtement, quand tu nous tiens!

    Est-ce que quelqu'un pourrait rappeler au ministre Barrette que c'est correct de changer d'idée? Surtout si une nouvelle solution (bonne, même si elle ne vient pas de lui) règle un problème. Et que c'est correct aussi que les problèmes de santé ne soient pas tous obligatoirement pris en charge par un médecin. Un peu plus d'ouverture d'esprit et moins d'esprit de corps, de grâce!

  • Réal Bergeron - Abonné 23 mars 2016 14 h 57

    Médecine sans médecins

    Soigner, même peu, même mal, reste le privilège des médecins.

  • André Champagne - Abonné 23 mars 2016 16 h 24

    Par décret dictatorial.

    Une solution intelligente qui fonctionne bien et allège la charge de travail concentré sur les médecins. Mais, on ne touche pas à la suprématie des membres de cette corporation toute puissante. Le ministre est là pour y veiller et rien ne peut ébranler le tout puissant ministre. Que faire pour éliminer cette monarchie dictatoriale? Se plaindre dans les médias et demander à ce que le ministre de la Santé se soucie en premier lieu des patients.
    Dans la pire des situations, nous devrons changer le gouvernement.