Les coupes affectent les services

Photo: Jacques Nadeau Le Devoir

Les syndicats de la FSSS-CSN estiment qu’en dépit des beaux discours, les efforts des établissements de santé de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, qui doivent récupérer 7,4 millions d’ici la fin du mois de mars, affectent réellement les services à la population.

« Lorsqu’on nous dit que les restrictions budgétaires ne touchent pas les services directs à la population, pour nous, ce discours-là ne tient pas la route, s’indigne Guy Laurion, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). C’est clair que ça a des effets directs et, à un moment donné, il va falloir être honnête avec la population, dire quelles sont les coupes de services, et la population pourra prendre des décisions en toute connaissance de cause. »

Ce dernier réagissait à l’article du Devoir qui révélait, jeudi, que le centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Est-de-l’Île-de-Montréal était dans une situation financière « alarmante », selon une note de service interne envoyée aux gestionnaires des sept établissements. Le p.-d.g. du CIUSSS, Yvan Gendron, invitait ses cadres à faire preuve de « talent créatif » pour arriver à l’équilibre budgétaire d’ici deux mois, précisant que d’ici là, le fonds d’exploitation devait être « limité à l’essentiel ».

En entrevue au Devoir, celui-ci tentait de se faire rassurant, répétant que les services à la population n’avaient pas été touchés. Mais ce sont des paroles en l’air, réplique Guy Laurin, qui rappelle que les syndiqués ont manifesté à maintes reprises ces derniers mois pour dénoncer l’impact des compressions, notamment à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, qui font tous deux partie du CIUSSS. On parlait notamment de fermeture d’unités de soins et de services des loisirs, de pertes d’emplois au service d’hygiène et de salubrité, et de certains postes de techniciens et de professionnels qui « augmentent les délais » chez les usagers.

« On n’est pas les seuls à le dire, même le protecteur du citoyen et le vérificateur général l’ont dit : on ne peut plus couper davantage sans toucher aux services à la population. On est rendu à l’os, il n’y a plus rien à couper. »

1 commentaire
  • Josée Duplessis - Abonnée 29 janvier 2016 07 h 23

    Ce sujet est bien plus important que de s'occuper de détruire l'image du chef du parti québécois.
    Radio-Canada devrait faire enquête sur le manque de ressources et de services dans le secteur public.
    Depuis que monsieur Couillard a proclamé qu'il ferait la guerre à la souveraineté, il en fait une obsession et pendant ce temps la population subit des pertes importantes de services.
    C'est une destruction bien ficelée des services piblics.
    Les journalistes se demandent où va le gouvernement. Gageons qu'il va vers la privatisation de certains services.
    Ça aussi ça nécéssiterait une bonne enquête. Ah! j'oubliais, on ne tire que sur le PQ car le parti libéral est protégé.