Huit mois après son ouverture, le CUSM doit effectuer des compressions

Le CUSM jongle avec des scénarios combinant des fermetures de lits et des compressions de personnel au sein même du superhôpital.
Photo: Annik MH De Carufel Le Devoir Le CUSM jongle avec des scénarios combinant des fermetures de lits et des compressions de personnel au sein même du superhôpital.

Seulement huit mois après son ouverture, le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) doit composer avec des compressions, selon ce qu’a appris le quotidien The Gazette.


En raison d’une directive du gouvernement québécois, le CUSM jongle avec des scénarios combinant des fermetures de lits et des compressions de personnel au sein même du superhôpital (site Glen dans Notre-Dame-de-Grâce) mais aussi à l’hôpital Général de Montréal, à celui de Lachine, et à l’Institut et hôpital neurologique de Montréal.

On ignore encore le nombre de lits en moins que comptera l’institution. Mais le ministère de la Santé et des Services sociaux a indiqué que le centre sera financé en fonction d’un taux d’occupation de 85 % des lits.

Or, le taux d’occupation moyen à McGill est de 91 %. Une coupure de 15 % par exemple pourrait se traduire par une fermeture de 125 lits pour l’ensemble des sites. Mais un autre scénario parle de 60 lits en moins, ce qui fait qu’il y aurait 770 lits.

Les compressions seraient d’environ 35 millions pour l’année financière 2015-2016.  

2 commentaires
  • Danielle Houle - Inscrite 23 décembre 2015 09 h 22

    BELLE GE$TION

    Bravo et merci au tandem Couillard/Barrette !!! C'est génial de remplir les poches des médecins et de réduire le nombre de lits dans un hôpital. Belle ge$tion. Avez-vous oublié que l'objectif du système de santé, ce n'est pas de soigner et guérir la sainte piasse, mais de s'occuper des malades ? Puis on se demande après pourquoi on déteste de plus en plus les médecins et les hôpitaux.

  • Nicole Delisle - Abonné 23 décembre 2015 09 h 46

    "Coupures", le mot le plus utilisé en 2015 avec le mot austérité!

    Gouvernement de droite qui ne pense qu'en fonction de coupures et d'austérité! C'est là leur seule compétence. Les malades et la population en général peuvent bien souffrir et attendre, ils n'en ont que faire! Pendant ce temps, les contrats d'informatique au gouvernement, les privilèges et primes au rendement pleuvent et siphonnent les coffres. À quoi cela sert-il de payer des médecins millionnaires alors
    que les hôpitaux ferment des lits, fonctionnent à personnel réduit, et que les patients
    attendent des mois pour ne pas dire des années pour être soignés? Pourquoi construit-on des hôpitaux si c'est pour en réduire l'accès quand ils sont à peine ouverts? M.Barrette peut-il expliquer logiquement une telle absurdité? Non, car les malades ce sont les derniers maillons de la chaîne et le ministre n'en a que pour les
    médecins et leurs grands avantages. Le patient devra payer pour être soigné avant
    longtemps, les frais accessoires n'en sont que le début. Le plan de privatisation est
    en marche. Nous verrons bientôt ces lits inoccupés dans les hôpitaux trouver preneurs par des patients fortunés et payants! Et cela dans la plus grande discrétion... Voilà ce que M. Barrette a en tête et n'ébruite pas. Si cela s'avère vrai,
    cela sera la plus grande tromperie et le plus gros scandale jamais vu, pire que celui
    de la construction! Nous n'en avons pas fini avec ce parti libéral.