L'obésité est en hausse, particulièrement chez les femmes

New York — Le phénomène de l’obésité demeure en croissance aux États-Unis malgré une décennie de multiples campagnes de sensibilisation aux risques qu’il représente.

Un rapport de recherche publié jeudi par des centres américains de contrôle et de prévention de maladies précise qu’en matière d’obésité, les femmes devancent maintenant les hommes.

Le taux d’obésité atteignait en 2013-2014 près de 38 % chez les adultes aux États-Unis alors qu’il était de 32 % il y a une dizaine d’années et à environ 17 % au début des années 1980.

Ces pourcentages étaient respectivement de 38 % et de 34 % chez les femmes et les hommes en 2013-2014.

Le docteur William Dietz, chercheur dans le domaine à l’université George Washington, avoue être consterné par les résultats de la dernière enquête. Il prévoyait qu’en une décennie, la situation allait rester stable alors qu’elle s’est plutôt détériorée.

Un autre expert, le docteur Barry Popkin de l’Université de la Caroline du Nord, met toutefois un bémol sur ces résultats en prévenant que les sujets étudiés ne sont pas nécessairement représentatifs de la population américaine en général.

Les autorités médicales s’expliquent quand même mal la progression apparente du fléau. Elles affirment qu’une personne considérée obèse n’est pas qu’un peu trop grosse mais présente un important surplus de poids. Une personne adulte souffre d’embonpoint lorsqu’elle affiche un indice de masse corporelle d’entre 25 et 29,9. Un indice de 30 et plus est considéré comme étant un problème d’obésité.

Aux États-Unis, l’obésité est considérée comme l’un des pires problèmes de santé publique en ce moment.

Les plus récentes statistiques ont été colligées par une étude gouvernementale récurrente qui va jusqu’à peser les participants, ce qui en fait l’étalon-or quand vient le temps de mesurer le tour de taille des Américains. Elle ne compte toutefois qu’environ 5000 sujets par année, soit nettement moins que d’autres études fédérales sur le poids. Règle générale, plus l’échantillon est petit, plus des conclusions nationales sont difficiles à tirer.

Le taux d’obésité chez les enfants âgés de 2 à 19 ans s’est maintenu à environ 17 %.
 

4 commentaires
  • Lyna Lepage - Abonnée 12 novembre 2015 09 h 57

    la bouffe industrielle!!!!

    ... « les experts ont du mal à expliquer cette hausse de l'obésité ».... Eh bien, ils devraient peut-être sortir de leurs laboratoires et aller se promener dans les supermarchés, et les restaurants... prendre le temps de regarder ce que les gens achètent et mangent en quantité astronomique... Pas besoin d'un doctorat en alimentation pour comprendre...

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 12 novembre 2015 15 h 34

      À l'époque où nos ancêtres étaient bûcherons, je ne suis pas certain que leur diète était aussi 'santé' qu'on le pense. Broutaient-ils de la salade comme des lapins ? Consommaient-ils leurs innombrables portions de fruits et de légumes recommandées de nos jours par le Guide alimentaire canadien ? J'en doute.

      La bouffe industrielle n'est que de la bouffe faite en série. Elle peut être bonne ou mauvaise selon ce qu'on veut.

      L'épidémie d'obésité en Amérique du Nord coïncide avec l'abondance du fructose (présent dans les sirops de fructose-glucose, les fruits et les jus de fruits, consommés de nos jours à l'année longue).

    • Mylène Roux - Inscrite 12 novembre 2015 21 h 10

      En fait, la qualité des aliments ne compte que pour une fraction du problème. Les aliments transformés sont très présents et facilement accessibles, mais ils ne sont qu'une option parmi d'autre. Là où il faut se poser des questions, c'est pourquoi les gens choisissent ces aliments. Et la réponse n'est pas la même pour tout le monde évidemment. Pour certains, c'est une question de budget, pour d'autres c'est simplement un manque de connaissances, mais dans bien des cas, le problème est au niveau psychologique. Le fait est qu'on vit dans un monde stressé et stressant. Chacun a sa façon de pallier à sa propre angoisse existentielle et la nourriture est un moyen parmi d'autres.

  • Yves Corbeil - Inscrit 13 novembre 2015 10 h 36

    Est-ce une nouvelle?

    Dites moi pas qu'il y a encore de l'argent qui est dépensé pour des études de la sorte. À la place vous devriez investir dans la recherche d'un engrais ou d'un pesticide qui fait maigrir pour vos champs de cultures intensives. Ce serait plus en ligne avec votre pensée générale sur la santé.