«Lueur d’avancée» dans les négociations avec Québec

Après des mois de surplace, les négociations dans le secteur de la santé et de l’éducation commencent à débloquer avec le dépôt, mardi, d’une nouvelle offre globale de la partie patronale. Optimiste, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) parle d’une « lueur d’avancée » dans les négociations.

« Pour la première fois, nous y retrouvons des réponses écrites à certaines de nos revendications, écrit le syndicat dans un message envoyé à ses membres. La partie patronale a également retiré quelques-unes de ses demandes. Bien que des irritants demeurent, ce nouveau dépôt patronal nous permet de faire un pas significatif dans la recherche de solutions satisfaisantes. »

La vice-présidente de la FSSS-CSN, Nadine Lambert, précise toutefois qu’il y a loin de la coupe aux lèvres. « On ne parle pas d’une avancée majeure, on n’est pas près d’une entente de principe après cette séance-là. Mais on a des signaux intéressants qu’on peut avancer. La prochaine rencontre va être déterminante sur la volonté réelle de la partie patronale, à savoir si c’est sérieux ou si ce sont de faux espoirs. Pour le moment, il y a encore énormément de reculs. »

Les négociations dans le secteur de la santé sont divisées en deux volets. D’un côté, il y a la table centrale, qui regroupe toute la fonction publique, où l’on négocie les salaires et les régimes de retraite. De l’autre, à la table sectorielle, on traite des questions d’organisation de travail et de privatisation des services. Ce sont des enjeux secondaires dans cette négociation, confirme Mme Lambert. « Dans notre dépôt à la table sectorielle, il n’y avait pratiquement pas de demandes financières. On donnait donc, dès le départ, un signal clair que notre priorité, c’était une priorité salariale. »

Or, aux dernières nouvelles, il n’y a aucun développement de ce côté, affirme Mme Lambert.

En éducation aussi, on confirme avoir reçu une nouvelle offre patronale sectorielle. La Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE) et la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), les deux grandes fédérations du secteur, ont toutefois exprimé leur mécontentement face à ce qui se trouve dans ces documents, sans préciser de quoi il s’agit.

« En colère devant l’absence de volonté patronale pour négocier, la FSE considère ce dépôt comme un recul important dans les pourparlers. La FSE fera le point dans ses instances dans les prochains jours avant de parler davantage aux médias », a indiqué le syndicat sur son site Web.

« Ce n’est pas avec un dépôt de cette nature qu’on va arriver à une entente de principe », a affirmé pour sa part le président de la FAE, Sylvain Mallette. Le syndicat, qui regroupe une forte proportion d’enseignants de la région de Montréal, commentera davantage la situation mercredi après-midi.

1 commentaire
  • Jean-François Laferté - Inscrit 23 septembre 2015 14 h 14

    Le petit jeu commence...La valse hésitation!

    Je te donne... Tu me donnes....TU grèves.....Je passe la tite loi...Oups tu recules.Je te redonne...
    Mêmes scénarios de tant d'années...
    À quand une considération des gouvernements face à ses employés?

    Jean-François Laferté
    retraité de l'éducation
    Terrebonne