Une application mobile au service des patients

L’application Doctr géolocalise l’utilisateur, puis dévoile la liste des hôpitaux les plus près de lui, en indiquant le taux d’occupation de l’urgence et le nombre de civières.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir L’application Doctr géolocalise l’utilisateur, puis dévoile la liste des hôpitaux les plus près de lui, en indiquant le taux d’occupation de l’urgence et le nombre de civières.

Quatre jeunes hommes de la grande région de Montréal sont derrière l’application mobile Doctr, lancée lundi, qui pourrait contribuer à désengorger les urgences à travers la province.

L’application géolocalise l’utilisateur, puis dévoile la liste des hôpitaux les plus près de lui, en indiquant le taux d’occupation de l’urgence et le nombre de civières. Les cliniques sont aussi répertoriées selon leur proximité. On y indique les heures d’ouverture, si la clinique accepte les sans rendez-vous, quels services sont offerts, etc. « Toutes ces informations étaient disponibles sur Internet, mais elles étaient disparates et pas facilement accessibles », explique le coconcepteur Stéphane Boyer.

Aussi conseiller municipal à Laval, M. Boyer fait valoir que trop de personnes se rendent à l’urgence faute de savoir où aller. « Nous espérons que notre travail acharné des derniers mois fera une différence », dit celui qui a consacré, avec ses compatriotes, plusieurs centaines d’heures en dehors du travail à la mise au point de Doctr (offert tant sur les produits Apple qu’Androïd).

Rencontre avec le MSSS

Les fondateurs de l’application gratuite rencontreront dans deux semaines des représentants du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), qui, assure M. Boyer, se sont montrés très intéressés par Doctr. Le conseiller municipal espère convaincre Québec de collaborer avec son équipe. « On veut leur faire comprendre l’importance de mettre à jour les données sur les taux d’occupation des hôpitaux dans l’ensemble du Québec. Plus les données sont récentes, plus notre application aidera véritablement les patients à faire le bon choix », dit-il. À l’exception de ceux de Montréal, de Laval et de la Montérégie, tous les hôpitaux du Québec mettent à jour leur taux d’occupation toutes les heures. À Montréal, l’information n’est pour l’instant disponible qu’une fois par jour.

Au ministère, on se dit « ouvert aux initiatives permettant d’améliorer l’accès aux soins ». Le MSSS explore d’ailleurs la possibilité de développer « une solution de prise de rendez-vous » par l’entremise d’un service Web gratuit. Un appel d’offres est en préparation et sera publié à l’automne.

Ce projet est susceptible d’intéresser l’équipe de Doctr, qui souhaite à moyen terme augmenter les capacités de l’application, en permettant la prise de rendez-vous ou encore en facilitant le renouvellement d’ordonnances.

3 commentaires
  • Marc Davignon - Abonné 7 juillet 2015 10 h 41

    En manque de quelque chose.

    On glane quelques données (incomplètes) et on fait une vue d'ensemble. Aussi bien faire de l'astrologie. Pour ne pas trop en faire, il prétend même pouvoir désengorger les urgences de la province ... rien de moins!

    Reprenons. Quand vous décider que vous devez vous rendre à l'urgence, est-ce que a) vous allez prendre le temps de consulter l'information incomplète (pas à jour) ou b) choisir celle qui est la plus proche? Pensez-y, le temps entre le moment où vous consulter et le temps que vous vous y rendez, vous aurez la surprise de constater que c'est plein! Pourquoi? Peut-être parce que a) les informations ne sont pas à jour (et incomplète), b) tous les autres ont fait comme vous et ont causer le trop-plein, c) vous ne tenez pas compte qu'il y a des urgences plus urgentes.

    Or, le système, pour qu'il soit «vraiment» intéressant, devras a) être mis à jour automatiquement (pour avoir le plus petit écart de réalité), b) tenir compte des urgences des étages, c) s'assurer que toutes les informations sont à jour, tout le temps (s'assurer que toute les sources sont toujours là!).

    Ce n’est pas parce que c'est «faisable» que c'est une bonne idée. Bonne chance quand les «sources» décideront de changer la façon de faire. Le plus souvent, c'est que le récepteur ne s'aperçois même pas que l'émetteur est en faute, par grave, il ne faut pas que l'application «plante», alors, on affiche quand même. Les résultats ne sont pas à 100%; pas grave, l'application «crash» pas.

  • Marc Davignon - Abonné 7 juillet 2015 11 h 42

    Ha oui!

    Pour les rendez-vous ... faut pas oublier les changements d'horaire.

    Quel bonheur! Mais, c'est vrai, c'est facile de faire de la programmation ... quand le reste (la qualité de l'information), et bien, ça compte moins que d'avoir une application «sexy».

  • Jacques Gagnon - Abonné 7 juillet 2015 14 h 30

    Bonne chance

    Pauvres naïfs, les hôpitaux eux-mêmes ne savent pas leur taux d'occupation. C'est beau une application, mais il faut des données valides et c'est où tout foire d'habitude.