Un tribunal ravive le débat sur les soins de fin de vie

Paris — Le plus haut tribunal européen a statué vendredi que des médecins français seraient autorisés à cesser les traitements d’un homme qui était tombé dans le coma après un accident de voiture grave — un cas fortement médiatisé qui avait ravivé le débat sur les soins de fin de vie en France. La Cour européenne des droits de l’homme a confirmé la décision d’un autre tribunal français. Vincent Lambert avait clairement signifié qu’il ne voulait pas être maintenu en vie dans un état végétatif, avaient souligné les juges français il y a un an. La cour européenne a indiqué que l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation artificielles ne portait pas atteinte à la Convention européenne des droits de l’homme. La famille Lambert est fortement divisée sur le sort de leur proche. Sa femme veut mettre fin à ses traitements, mais ses parents ne sont pas d’accord. Lorsque le jugement est tombé vendredi, son épouse Rachel Lambert ne s’est pas dite soulagée ni heureuse, précisant qu’elle voulait seulement que « cela se fasse »

1 commentaire
  • Colette Pagé - Inscrite 5 juin 2015 10 h 09

    Mourir de faim !

    Est-ce bien là en 2015 une façon de mourir dans la dignité ? Et que dire de la volonté du patient qui préfère mourir plutôt que de vivre de façon végétative. La volonté clairement exprimée du malade ne doit-elle pas primer sur l'opinion de la conjointe ou des parents du malade ?