Mégahôpital: le CHU cherche encore de l’espace

Les services de buanderie du réseau sont déjà regroupés sur le site de l’Enfant-Jésus.
Photo: Winston-Salem Journal, Jennifer Rotenizer Associated Press Les services de buanderie du réseau sont déjà regroupés sur le site de l’Enfant-Jésus.

Pour gagner de l’espace, la direction du futur mégahôpital de Québec songe à délocaliser certains services, comme la pharmacie et les services alimentaires.

Des documents obtenus par Le Devoir mentionnent aussi les services de stérilisation, la reprographie, la buanderie et des activités d’entreposage des kits de pandémie et de certaines fournitures médicales. Les services de messagerie et certains laboratoires pourraient aussi être aménagés à l’extérieur du site.

Au CHU, on confirme qu’une réflexion est en cours. En plus de gagner de l’espace, cela pourrait générer des économies, selon la porte-parole Geneviève Dupuis. « Le coût au pied carré est beaucoup moins cher en parc industriel qu’en milieu hospitalier. Ça permettrait de libérer de l’espace clinique pour les patients, mais aussi pour le stationnement. Ça nous permettrait d’optimiser nos espaces. »

Impossible de dire à l’heure actuelle combien d’espace et combien de fonds pourraient ainsi être économisés, précise-t-elle. « Il est trop tôt. »

Rappelons que le site de l’hôpital de l’Enfant-Jésus doit absorber le reste des services hospitaliers de l’Hôtel-Dieu de Québec dans le cadre de la fusion des deux complexes. Situé dans le secteur Limoilou, le site de l’Enfant-Jésus fait 107 800 m2. Le CHU dispose en outre d’un terrain de 13 000 m2 à proximité.

À l’heure actuelle, chaque hôpital a ses propres services alimentaires et ses propres laboratoires. Par contre, les services de buanderies du réseau sont déjà regroupés sur le site de l’Enfant-Jésus. Certaines activités d’entreposage se font déjà à l’extérieur des hôpitaux dans le parc industriel Armand-Viau.

Mme Dupuis souligne qu’il ne s’agit pas de privatiser quoi que ce soit, et que les services directs aux patients ne seront pas délocalisés.

Le CHU mène aussi une réflexion sur le transfert possible de certaines consultations en bureau privé, notamment en cardiologie. Or, cela n’a rien à voir avec le projet de mégahôpital, insiste la porte-parole. Elle ajoute que si cela se confirmait, le service demeurerait entièrement public malgré le changement de lieu, et que les patients ne paieraient pas un sou de plus pour le service.

1 commentaire
  • Laurent Lebuis - Abonné 30 avril 2015 00 h 02

    Tour de Babel ?

    Cela semble très compliqué d'attteindre l'"inaccessible étoile"! Et pourquoi tout cela ? Pour le bien des patients ou pour celui des docteurs ? Je ne comprends pas que nous soyons tous soumis aux "idées" de gouvernaance de ce gouvernement alors qu'une grande partie de la population, active comme inactive, souffre de carences de services publics, en éducation, en soins psychosocial, en garderie de nos petits enfants... Non, il n'y en a que pour les docteurs.