Adopté, mais encore critiqué

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette

L’adoption sous bâillon du projet de loi 10 vendredi n’a pas signé la fin du mécontentement contre cette réforme.

Des syndiqués ont occupé lundi les bureaux de plusieurs députés, dont Martin Coiteux, afin de dénoncer le « mépris » du ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

« La réforme sera très néfaste pour la population, et nous allons nous permettre de dire : “nous vous avions avertis” », explique Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux qui a organisé cette action.

« À partir de maintenant, c’est l’inconnu», déplore M. Begley, qui doute fort de la possibilité que la réforme entre en vigueur le 1er avril.

Reste que certains groupes se montrent satisfaits de l’écoute obtenue de la part du ministre Gaétan Barrette. C’est le cas de la communauté anglophone, qui s’estime rassurée au sujet de sa capacité à participer à la gestion du réseau de la santé. « Nous avons fait des gains importants, c’est un pas en avant pour rassurer la communauté », dit Me Eric Maldoff, négociateur en chef de la communauté auprès du gouvernement.

Par exemple, la communauté anglaise détiendra un siège au sein de chacun des conseils d’administration des futurs Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS).

On ne peut en dire autant des sages-femmes, qui n’auront pas de siège aux conseils d’administration des futurs CISSS, alors qu’elles en détenaient un dans les établissements de santé depuis la légalisation de la profession.

4 commentaires
  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 10 février 2015 05 h 47

    … ???

    « À partir de maintenant, c’est l’inconnu» (Jeff Begley, président, Fédération de la santé et des services sociaux)

    Inconnu ou pas, dès le départ, ce projet de réforme a surpris tout le monde de par son ampleur, ses objets-défis ; des défis-objets qui allaient, espérait-on ou non, en coulisse ?, ou bien défigurer ou bien reconfigurer le RSSS en matières … d’efficience, d’imputabilité, de compétence, de reddition de compte : surprise totale !

    De cette surprise, et de l’adoption-bâillon dudit pdl 10, cette douceur ou ce « sans-souci », comme à re-visiter :

    Pendant la transition ou pendant que le réseau va bouger ou faire-bouger le monde de l’accessoire, se réalisant avec ou sans « blessures » d’autorité et de dignité humaines, que souhaiter d’essentiel ?

    D’autres surprises incognito ?

    Ou …

    … ??? - 10 fév 2015 -

  • Guy Vanier - Inscrit 10 février 2015 05 h 54

    Oui, les anglais et le PLQ....

    Toujours comme des larrons en foire, des petits amis voyons.
    Ils sont aussi très satisfait que leurs universités anglaises reçoivent 29% des sommes allouées du Québec pour les universités, avec moins de 10% de la population Québécoise. Cherchez l'erreur!
    Pas tanné de mourir bandes de caves.....?

  • Roxane Bertrand - Abonnée 10 février 2015 14 h 41

    Rajouter un anglophone et retirer une sage-femme....

    Mes condoléances à toutes ces femmes qui auraient voulu un accouchement plus humain et moins médical. Ces nouvelles dispositions n'aideront en rien la sort des femmes et des familles...sauf peut-être la famille médicale.

    Mais les préoccupations du PLQ sont orientées à donner plus de place à l'anglais dans notre société plutôt que de s'occuper du sort des femmes et des familles. Économie, économie....il faut bien en faire sur le dos de quelqu'un quelque part, des économies.

    Bref, désolant mais pas surprenant!

  • Huguette Durocher - Inscrite 10 février 2015 22 h 13

    Un autre printemps érable en vue....

    À la suite du printemps érable que le peuple à vécu, j'ai voté PQ. J'étais écoeuré du Gouvernement Charest au pouvoir.

    Après j'ai analysé le PRINTEMPS ÉRABLE : Le printemps érable a été monté de toute pièce par le PQ et les syndicats de notre fonction publique aidé par les étudiants, dont certains payés et défendu par les syndicats de notre fonction publique.

    Je vois encore Mme Marois avec son carré rouge et sa casserole dans la rue....elle défendait que sa nomination au pouvoir et pas le simple peuple.

    Mme Marois a été élu Première Ministre du Québec grace au PRINTEMPS ÉRABLE.

    Le PQ a pris le pouvoir pour même pas un ans, il était question que Mme Marois d'éclanche des élections en décembre 2013. C'était un supposé ''oui dire'', pourtant de décembre 2013 au déclanchement des élections par le PQ en avril 2014, Mme Marois c'est promené avec plein de promesses et petits cadeaux.

    Corruption : En 1997, Mme Marois était Ministre des finances et à quelques semaines des élections a signé de sa main une retraite doré à vie de fonctionnaire à son mari.

    Le printemps érable : Fonction puplique et leurs syndicats ont encouragé nos jeunes à manifester mais c'était pas pour le petit peuple.

    Le petit peuple pait des impôts, a deux et trois jobs pour arriver et n'as pas de retraite, de belle maison, de bâteaux, de voyage, restaurants, vaccances, jours de maladie, congés pour la famille, des autos à 60 000 $

    Le 31 janvier 2014, les emplois et l'économie du Québec avaient déjà reculé de 30% par rapport à 2013. Voici la raison que le PQ a déclanché des élecctions en avril 2013.

    Huguette Durocher