Étude: Québec économiserait en rachetant les PPP hospitaliers

Le Centre hospitalier de l'Université de Montréal
Photo: Michaël Monnier Le Devoir Le Centre hospitalier de l'Université de Montréal

Québec pourrait économiser en rachetant les contrats en partenariat public-privé des deux super hôpitaux montréalais. L’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) calcule que les économies pourraient atteindre 4 milliards de dollars.

L’IRIS, incapable d’obtenir des données réelles auprès du gouvernement sur les PPP du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) et du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), a dû se baser sur l’expérience britannique pour mener cette étude.

Dans le scénario le plus prudent, l’État québécois récupère quelques centaines de millions de dollars en rachetant les deux PPP à ses partenaires privés.

Dans des calculs basés sur des situations réelles de rachats de PPP en Grande-Bretagne, les économies s’élèvent à plus de 4 milliards.

Les nouveaux CHUM et CUSM ont nécessité un investissement de départ de 2,5 et 2,4 milliards respectivement, une facture assumée à 45 % par l’État. Même ces chiffres, qui sont ceux disponibles sur les sites Web des deux hôpitaux, sont sujets à débat. Des chiffres obtenus par La Presse en juin dernier faisaient état d’un coût total, y compris les immobilisations, de plus de 3 milliards pour le CHUM et de près de 2,5 milliards pour le CUSM.

« Le gouvernement du Québec possède les données disponibles qui permettent de calculer s’il était profitable pour les contribuables de racheter les PPP du CHUM et du CUSM. Or, il refuse de les divulguer, malgré nos multiples demandes d’accès à l’information. S’il veut réellement être transparent envers la population et démontrer une bonne gestion, il doit rendre ces chiffres publics », a soutenu dans un communiqué Minh Nguyen, coauteur de l’étude de l’IRIS.

Le gouvernement britannique a procédé au rachat de certains contrats en PPP en santé, constatant que cela était plus avantageux d’un point de vue financier.

En France, le gouvernement a aussi repris la gestion du Centre hospitalier sud-francilien pour les mêmes raisons.

2 commentaires
  • Pierre Germain - Inscrit 28 octobre 2014 02 h 09

    Notre bon ministre Barrette ne se laissera pas convaincre si facilement, lui qui détient des intérêts dans des cliniques privées de radiologie. Ni notre bon premier ministre Couillard, lui qui, avant de quitter son poste de ministre de la santé, avait bien pris soin de faire voter des lois l'avantageant dans ses projets de médecine privée!

  • Nicole Moreau - Inscrite 28 octobre 2014 07 h 28

    j'en suis persuadée, mais je suis pourtant sûre que le PLQ n'en fera rien

    il pourrait prétexter ne pas vouloir "nuire" aux entreprises concernées