Des dizaines de postes d’infirmières abolis

La direction a choisi d’abolir plus de 80 postes pour en créer un peu plus de 60 dans d’autres départements.
Photo: Annik MH De Carufel Le Devoir La direction a choisi d’abolir plus de 80 postes pour en créer un peu plus de 60 dans d’autres départements.

Dans la foulée des compressions exigées du gouvernement Couillard, le Centre de santé et des services sociaux (CSSS) de Laval va abolir un peu plus de 80 postes d’infirmières et d’infirmières auxiliaires, principalement à la direction du programme famille-enfant-jeunesse, du soutien aux personnes âgées et en santé physique.

Selon la direction, aucune infirmière ne perdra toutefois son emploi, celles-ci seront réaffectées dans d’autres départements ou occuperont des postes laissés vacants ces derniers mois. Dans les faits, la direction du CSSS de Laval a annoncé officiellement l’abolition de 83 postes d’infirmières, dont 28 sont déjà vacants et 55 sont actuellement occupés. Une information qui a aussi été confirmée par le syndicat.

« On nous dit que des gens à la maison sur le chômage, il n’y en aura pas », a indiqué Isabelle Dumaine, la présidente du Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes et infirmières auxiliaires de Laval. « L’employeur nous a dit qu’il a vu venir ces compressions, alors il n’a pas affiché les postes vacants pour pouvoir les offrir en priorité aux personnes dont les postes seront abolis », a-t-elle précisé.

Le directeur des ressources humaines et du développement organisationnel du CSSS de Laval, Philippe Benoît, affirme que tout le personnel infirmier sera assurément réaffecté dans d’autres départements. Après avoir évalué chacun des services, il soutient qu’une restructuration était nécessaire dans certains départements où il y avait une mauvaise répartition du personnel.

Postes de préposés abolis

Cette évaluation a fait en sorte que la direction a choisi d’abolir plus de 80 postes pour en créer un peu plus de 60 dans d’autres départements. « Notre objectif a été de ramener la structure de soins à des niveaux convenables de manière à maintenir la qualité et la sécurité », mentionne M. Benoît. Il a ajouté qu’en plus de l’abolition des huit postes de préposés aux bénéficiaires, annoncés la semaine dernière, deux autres postes de préposés seront abolis, de même que deux postes administratifs. Selon lui, « ce portrait de l’abolition de postes est complet ».

Une équipe en moins

Un autre grand changement s’effectuera, par contre, au CSSS de Laval. La clinique externe, qui compte pour le moment deux équipes d’infirmières, n’en comptera plus qu’une. L’équipe en obstétrique-néonatalogie sera dissoute, alors que l’équipe pédiatrie restera sur place.

La directrice du programme famille-enfant-jeunesse, France Choquette, a expliqué que les services offerts en obstétrique-néonatalogie tels que des cliniques d’allaitement, de soins pour nourrissons ou d’aide pour le deuil continueront d’être offerts dans les CLSC. « Ce sont tous des services qui ont leur raison d’être, mais qui n’étaient peut-être pas à la bonne place. Les cliniques d’allaitement, par exemple, devraient être données en première ligne pour assurer la proximité des services », donne en exemple Mme Choquette, qui insiste pour dire qu’aucun service ne sera coupé.

Le syndicat des infirmières compte évaluer, ces prochaines semaines, l’impact de tous ces changements sur ses membres. La présidente, Mme Dumaine, compte alors dresser un plan d’action pour faire face aux compressions. « Nous, on est persuadé que les services à la population vont être touchés, mais on attend de voir l’ampleur, et que tout notre personnel soit rencontré pour savoir où on se situe là-dedans », dit-elle.

5 commentaires
  • Jocelyne Bédard - Inscrite 8 octobre 2014 08 h 49

    Coupes dans les services de gardes, les cliniques d'allaitement, en obstétrique-néonatalogie...ce n'est pas vraiment surprenant de la part d'un premier ministre qui considère que la façon dont on traite les femmes en Arabie Saoudite relève de la "différence culturelle".

  • Francois Cossette - Inscrit 8 octobre 2014 09 h 57

    Coupons les députés plutot !!!!

    On va couper des milliers de poste et cela n'affectera pas la vie des citoyens. En ce qui me concerne les seuls postes qu'on pourrait couper qui n'affectera personne c'est celui de politicien. Comme ils sont tous une bande de moutons qui baye quand le chef l'ordonne, on a vraiment pas besoin d'eux, ils coutent chers, gaspillent notre argent et sont totalement inutiles.

    • Ginette Joannette - Inscrite 8 octobre 2014 13 h 02

      Dans l'antiquité, on avait des triumvirat. C'est un terme qui à l'origine désignait une fonction de la magistrature romaine composée de trois hommes. Ensuite il fut utilisé pour décrire l'alliance secrète ou publique de trois personnalités (politiques ou militaires) de poids égaux qui s'unissent pour diriger. Imaginer un triumvirat composé du ministre de l'éducation, du ministre de la santé et du premier ministre. J'en fait des cauchemards. L'opposition est importante quoi que vous en pensiez.

  • Jean-Robert Whittom - Inscrit 8 octobre 2014 11 h 53

    Couper sans perte?

    Bizarre! Hé oui, je vous dis bizarre! Si nous laissons de côté les postes vacants remplacés par les infirmières où infirmières auxiliaires coupés ne donnent pas d'économie car elles sont toujours payées sauf à dans d'autres endroits vacants...
    Pour les autres, c'est de la réorganisation des postes coupés à un endroit et d'autres créés ailleurs pour les même personnes au même salaire donc pas d'économie car ils ont bien dit que personne ne perdrait de poste mais serait reconduit ailleurs, comment espèrent-ils récupérer de l'argent?

  • Steve Nadeau - Inscrit 10 octobre 2014 12 h 25

    Pourquoi ne pas couper dans l'administration plutôt que les services directs aux citoyens?

    Me semble que les gestionnaires se retrouvent en conflit d'intérêt lors de ces coupures demandés par le gouvernement.

    Les gestionnaires reçoivent probablement des primes en fonction du type de postes occupés par les employés dans l'administration et les postes de services directs aux citoyens ne doivent pas leur donner autant de bénéfices comme gestionnaire.

    C'est comme demander aux gestionnaires de see faire HARA-KIRI, ils préfèrent donc supprimer les postes qui ne les affectera pas trop.

    Pour des coupures dans l'administration, il faut que ça vienne du politique avec l'ordre de ne pas toucher aux services directs aux ciitoyens en premier lieu.

    à date on ne nous expose que des services coupés pour les citoyens, mais riens dans l'administration.