Le Canada est prêt à déceler les cas d’infection, affirme Rona Ambrose

Au lendemain de la détection d’un premier cas d’Ebola aux États-Unis, la ministre de la Santé, Rona Ambrose, soutient que les risques d’infection pour les Canadiens demeurent « très bas » et que le Canada est fin prêt à déceler des cas suspects qui se présenteraient aux divers postes frontaliers ou dans les hôpitaux.

« Les Canadiens peuvent être rassurés, le risque pour les Canadiens demeure est très faible. […] Le Canada est très bien préparé à prévenir l’épidémie grâce aux mesures de détection mises en place », a affirmé la ministre mercredi matin à Banff, lors d’un point de presse donnée en présence du chef de la santé publique du Canada, le Dr Gregory Taylor.

Selon les informations obtenues auprès des autorités américaines, le patient libérien hospitalisé aux États-Unis n’a pas transité par le Canada, a soutenu Mme Ambrose.

De plus, aucun vol direct en provenance de régions affectées ne se pose au Canada et toutes les mesures ont été prises aux postes frontaliers canadiens pour s’assurer que les personnes ayant récemment voyagé en Afrique de l’Ouest sont rapidement questionnées sur leur état de santé et mises en quarantaine si elles présentent des symptômes. Des agents de bord de compagnies aériennes ont aussi reçu une formation spécifique.

« Nos portes d’entrée sont surveillées 24 heures sur 24, sept jours sur sept. S’il y avait un cas suspecté, l’Agence de la santé canadienne aviserait immédiatement les Canadiens des mesures à prendre », a indiqué la ministre.

Les agents frontaliers, qui ont le pouvoir d’isoler les personnes présentant des symptômes et de les obliger à se soumettre à un examen médical en vertu de la loi sur la quarantaine, ont reçu une formation médicale pour pouvoir rapidement dépister des voyageurs qu’on soupçonne d’être infectés.

Faible risque de transmission

Même si des personnes infectées asymptomatiques devaient entrer au Canada, le Dr Gregory Taylor affirme que le risque de transmission demeure faible puisque le virus ne peut être transmis par des contacts simples.

« L’Ebola ne se répand pas facilement d’une personne à une autre comme la grippe, mais par des contacts directs avec les liquides corporels de personnes présentant des symptômes », a-t-il souligné.

Ce dernier a par ailleurs pressé tous les Canadiens appelés à voyager dans les pays frappés par l’épidémie à prendre les mesures préventives de base pour éviter la contagion. Il invite aussi les voyageurs en provenance de ces pays à rechercher de l’aide médicale dès l’apparition de symptômes. À l’heure actuelle, cinq laboratoires ont été désignés au pays pour les cas d’Ebola, mais seul celui du Québec est déjà opérationnel, a indiqué le Dr Taylor.

Vaccins pour les Canadiens

Par ailleurs, la ministre de la Santé a soutenu que des milliers de vaccins fabriqués au Canada seront bientôt acheminés dans la région d’Afrique de l’Ouest touchée par l’épidémie, mais qu’une partie de la production sera gardée pour les travailleurs de la santé canadiens.

« Nous garderons ces vaccins pour le personnel de santé, car le stock de vaccins est très limité », a-t-elle précisé. Cette aide s’ajoutera aux laboratoires mobiles mis à la disposition des pays aux prises avec l’épidémie, ainsi qu’à l’envoi de 45 millions de dollars consenti pour soutenir l’effort d’organismes humanitaires comme la Croix-Rouge, Médecins sans frontières et l’Organisation mondiale pour la santé.