Réforme en santé: les patients réclament un droit de parole

Des associations de patients proposent au ministre Gaétan Barrette la création d’un comité national composé de patients et de groupes qui les représentent.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Des associations de patients proposent au ministre Gaétan Barrette la création d’un comité national composé de patients et de groupes qui les représentent.

Les associations de défense des patients donnent un appui conditionnel à la réforme québécoise du réseau de la santé et des services sociaux, suggérant que des amendements y soient apportés afin que les patients puissent influencer les orientations et les décisions.

Elles veulent aussi que les personnes responsables d’implanter ces changements, à tous les niveaux, disposent de moyens et d’indicateurs précis pour rendre des comptes.

L’Alliance des patients pour la santé, le Conseil pour la protection des malades, la Coalition Priorité Cancer au Québec et son Comité patients et survivants, ainsi que le Regroupement québécois des maladies orphelines veulent ainsi être consultés.

Comité national

Ces associations proposent au ministre Gaétan Barrette la création d’un comité national composé de patients et de groupes qui les représentent. Elles souhaitent que les changements de structures annoncés ne contribuent pas à éloigner davantage les patients des centres de décision.

Par ailleurs, les associations de patients espèrent que la nouvelle réforme puisse permettre plus d’ouverture du système de santé aux nouvelles thérapies.

Elles suggèrent aussi que l’on examine plus soigneusement certaines problématiques qui ont des impacts très importants sur les coûts et sur la santé des malades comme le surdiagnostic médical et la non adhésion aux traitements.

D’autres détails suivront.