La FMOQ contre le double congé de maternité

À l’instar de leurs collègues spécialistes, les médecins de famille seraient d’accord pour que Québec referme la faille dans la loi qui permet aux médecins de toucher une double prestation en congé de maternité. Le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le Dr Louis Godin, affirme que « jamais » il ne va encourager une situation qui permet une « double rémunération ».« Si le gouvernement veut faire les ajustements nécessaires, nous sommes prêts », indique le Dr Godin. Il explique que le droit à l’incorporation, qui a été accordé récemment aux médecins, est venu changer certaines règles fiscales régissant les médecins sans que toutes les dispositions aux ententes entre Québec et ces derniers aient été révisées en conséquence. « Nous n’avons jamais voulu que les médecins touchent deux revenus en même temps », assure le Dr Godin. Comme l’écrivait Le Devoir lundi, le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale est au fait de la faille dans la loi qui permet aux médecins d’encaisser une double prestation de maternité, soit celle négociée avec la RAMQ et celle du Régime québécois d’assurance parentale.

6 commentaires
  • Pierre Germain - Inscrit 30 septembre 2014 07 h 35

    Il est navrant que la FMOQ ait attendu que la connaissance de cet abus ait été rendue publique pour réagir. Il est trop tard pour faire acte honorable de contrition.

    Par contre, M. Godin pourrait s'attaquer à la double facturation que certains de ses membres pratiquent en exigeant 30$ pour remettre un billet médical à un patient dont l'examen est déjà payé par la RAMQ. D'ailleurs, ces médecins aiment bien se faire payer comptant ladite surcharge. Comme le Québec se targue d'être si pauvre, il y a là une piste intéressante que Revenu Québec n'a pas les moyens de négliger.

  • Pierre Germain - Inscrit 30 septembre 2014 07 h 46

    Question à la population: pourquoi les médecins ont-ils le droit à leur propre régime d'assurance parentale via la RAMQ?

    Autre question: les autres hauts salariés ont-ils le droit, eux, à un régime sur mesure leur permettant de toucher plus que ce que leur donnerait le régime de RQAP offert à tous les Québécois?

    Dernière question: pourquoi est-ce que tous ces avantages parallèles servis aux médecins sur un plateau d'argent sont toujours négociés en catimini, à l'insu des Québécois payeurs d'impôt qui dont, dans les faits, les ultimes patrons des médecins?

    Une petite dernière: le Québec, s'il est si pauvre, a-t-il le moyen de payer un régime exorbitant d'assurance parentale RAMQ versus le RQAP?

    Pis encore: pourquoi ne paît-on pas les frais fixes de bureau des entrepreneurs qui prennent un congé de maternité comme c'est le cas des médecins? Ces derniers mangent à tous les râteliers, étant tantôt des entrepreneurs fougueux, tantôt des pauvres employés de la RAMQ, au gré du vent et des saisons, selon ce qui les avantagent.

  • Pierre Germain - Inscrit 30 septembre 2014 09 h 49

    Est-ce que les femmes qui sont associées dans un bureau d'architectes, d'ingénieurs, d'avocats, d'optométristes, de notaires, de dentistes, de vétérinaires, de comptables, ..., bénéficient de l'équivalent du régime parental de luxe de la RAMQ pour médecins ou bien se contentent-elles, comme tout le monde, du RQAP, et doivent-elles supporter les charges financières de leur bureau, quitte à retourner plus tôt travailler?

    Tout le monde connaît la réponse!

    Tiens! Parlant du fait de retourner plus tôt travailler, j'imagine que le régime parental de luxe de la RAMQ ne fait rien pour amoindrir la pénurie artificielle de médecins et ne fait rien pour augmenter le nombre et l'accessibilité des soins!

    • Gaetane Derome - Abonnée 30 septembre 2014 15 h 17

      M.Germain,

      Ne comparez pas des "pommes avec des oranges"..Ayant plusieurs chats et chiens,je vous assure que le veterinaire charge plus pour un examen de routine que peut le faire un omnipraticien..Tant qu'aux dentistes,ceux qui doivent subir des traitements et n'ont pas d'assurances,ce qui est le cas de plusieurs personnes vont vous dire qu'ils se privent souvent de soins tellement les frais sont eleves.
      On parle du regime de sante public ici et non de medecins exercant dans le prive.

  • Andrée Dumas - Inscrite 30 septembre 2014 10 h 31

    Pourquoi l'Éducation est-elle si médiocrement évaluée?

    Dans l'échelle des valeurs, pour avoir oeuvré dans ce domaine, le salaire des profs a toujours été conclu "à rabais" ,ressemblant à ceci : rien pour les 4 prochaines années , un gros 2% étalé sur 4 autres années ...etc;
    le rôle des professeurs a toujours été considéré comme celui sur le dos desquels la fonction publique pouvait économiser dû au fait que l'enseignement " est une vocation "...
    .
    Quel écart avec la générosité accordée aux médecins gavés et qui en redemandent toujours plus.
    Mais dites-moi, qui se charge d'éduquer leurs enfants à commencer à la garderie (à 7$) ,
    Savez-vous bien la grandeur et l'importance de la vie des enfants ?
    Ne trouveriez-vous pas qu'il conviendrait que ce personnel qui les éduque et en prend soin, soit plus justement rémunéré et que le maintien de services et de locaux adéquats deviennent une priorité ?
    ,,,bien évident qu'il faudrait déder une part du gâteau de la Santé pour qu'il en reste pour les autres
    et, au fait, pourquoi justement le catimini ??? par peur que l'injustice conduise à la révolte de ceux qui sont toujours les mêmes sacrifiés à qui l'on demande de "se serrer la ceinture ?"

    • Gaetane Derome - Abonnée 30 septembre 2014 15 h 28

      Mme Dumas,

      Il n'est pas necessaire de faire du "Quebec docteurs bashing" comme ne cesse de le faire M.Germain ci-haut pour soumettre votre idee.
      Lorsqu'ils ont negocie leur derniere augmentation,les medecins demandaient la parite avec les autres provinces.
      Je suis tout a fait d'accord avec vous que le salaire des enseignants au Quebec n'est pas adequat.Surtout compare avec l'Ontario ou un professeur qui a de l'anciennete peut gagner plus de 90,000.$ par an.