Une demande de recours collectif est déposée

L’hôpital Lachine avait fait parvenir en février dernier une note aux patients ayant subi une chirurgie bariatrique considérée à risque en raison du problème de stérilisation.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir L’hôpital Lachine avait fait parvenir en février dernier une note aux patients ayant subi une chirurgie bariatrique considérée à risque en raison du problème de stérilisation.

Deux patientes qui auraient pu contracter une hépatite ou le VIH en raison de la stérilisation inadéquate d’un instrument chirurgical à l’Hôpital de Lachine ont déposé une demande de recours collectif contre l’établissement montréalais.

 

Les deux femmes, qui ont subi une chirurgie bariatrique en février 2013 et 2014, figurent parmi les quelque 150 patients ayant été informés par le centre hospitalier qu’une faille avait été détectée dans la procédure de nettoyage d’un rétracteur de foie utilisé pour ce type d’intervention.

 

Comme la totalité des patients qui ont été retrouvés jusqu’à présent par l’Hôpital de Lachine et qui ont subi des tests de dépistage sanguin dans la foulée de leur chirurgie, elles n’ont contracté aucun virus. Elles réclament tout de même à l’établissement affilié au Centre universitaire de santé McGill (CUSM) un dédommagement pour le stress causé par la situation et pour la perte de jouissance de la vie que celle-ci leur a occasionnée, a précisé leur avocat, David Assor. « Ces patients-là ont vécu de mauvais moments. Ça n’a pas de sens qu’un outil utilisé dans une chirurgie n’ait pas été nettoyé correctement entre les différents patients », a déploré Me Assor.

 

Selon lui, certains patients ont dû patienter des mois avant de subir des tests de dépistage sanguin, mais en plus, l’Hôpital de Lachine s’est comporté de manière inadéquate en informant les personnes touchées en catimini et a agi de façon irrespectueuse — à tout le moins avec les deux plaignantes.

 

Dans le document de 20 pages, on soutient ainsi qu’une infirmière en particulier s’est montrée antipathique en s’exprimant de façon « très offensante » et « très inappropriée » auprès des requérantes.

 

À la lumière des tests effectués depuis, on estime que 89 % de ces quelque 150 patients sont hors de danger, a affirmé mardi le directeur médical de la prévention des infections du CUSM, Charles Frenette.