Une nouvelle étude scientifique établit des liens entre sables bitumineux et métaux lourds

On dénombre un taux élevé de cancer chez des résidants de la Première Nation de Fort Chipewyan, située à environ 225 kilomètres au nord de Fort McMurray.
Photo: Jeff McIntosh La Presse canadienne On dénombre un taux élevé de cancer chez des résidants de la Première Nation de Fort Chipewyan, située à environ 225 kilomètres au nord de Fort McMurray.

Une nouvelle étude commanditée par deux bandes autochtones de l’Alberta établit un lien entre le traitement des sables bitumineux et un niveau élevé de métaux lourds dans l’environnement.

 

L’étude, réalisée pendant trois ans par des chercheurs de l’Université du Manitoba, ajoute qu’une telle conclusion peut expliquer un taux élevé de cancer chez des résidants de la Première Nation de Fort Chipewyan, située à environ 225 kilomètres au nord de Fort McMurray.

 

Des 94 participants de cette communauté du lac Athabasca qui ont participé à la recherche, 23 souffrent d’un cancer, probablement parce qu’ils ont l’habitude de consommer des produits locaux, dont le poisson qu’ils pêchent.

 

Le responsable de la recherche, Stephane McLachlan, qualifie la situation d’alarmante et réclame qu’on lui consacre une attention immédiate.

 

Des taux très élevés de métaux lourds ont aussi été trouvés par les chercheurs chez des orignaux, des castors et des canards.

 

Le ministre de la Santé de l’Alberta, Fred Horne, n’a pas encore commenté les conclusions de la recherche, mais on ne peut faire fi de celles-ci, selon la critique néodémocrate en matière de santé, Rachel Notley.

 

En mars dernier, une autre étude, qui avait été commandée par le gouvernement de l’Alberta, concluait que les communautés autochtones qui vivaient en aval des sites d’exploitation des sables bitumineux n’affichaient pas de taux de cancer plus élevé que la normale. Cependant, cette recherche réalisée entre 1992 et 2011 reconnaissait un problème particulier de cancer à Fort Chipewyan.

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