Les omnipraticiens travaillent trop peu

Les médecins de famille québécois travaillent trop peu et ne suivent pas assez de patients, juge l’ancien ministre libéral des Affaires sociales de 1973 à 1976, Claude Forget. Il ajoute que c’est particulièrement vrai pour les jeunes médecins ou les femmes. « Le Québec compte suffisamment de médecins de famille, mais il faut sortir les soins primaires des établissements et les rendre plus disponibles dans les quartiers », écrit-il dans un rapport publié mardi par l’Institut C.D. Howe. Selon M. Forget, le paiement à l’acte devrait être remplacé par un plus grand nombre de paiements par patient, alors que le travail en équipe doit être étendu. Les résultats des tentatives précédentes pour réformer le système de santé sont « médiocres », conclut-il, en appelant à un effort « renouvelé et déterminé ».

8 commentaires
  • Gaetane Derome - Abonnée 28 mai 2014 00 h 56

    Titre ambigue.

    Il n'est pas tout a fait exact que les omnipraticiens travaillent trop peu au Quebec,le probleme est que ceux-ci doivent pratiquer 43% de leur temps a l'hopital(c'est une obligation depuis 1992) et ceci pendant leur premier 20 ans de pratique.Cela limite leur pratique de bureau et le fait de voir de nouveaux patients.
    "Le Québec a plus de médecins et plus de médecins de famille que les autres provinces, mais a besoin de 1100 autres médecins de famille pour couvrir le surplus d'activités hospitalières qu'on leur fait assumer par rapport aux médecins de famille des autres provinces. C'est pourquoi le Québec a 2,5 fois plus de citoyens sans médecin de famille que les autres provinces."
    http://www.ledevoir.com/societe/sante/337871/medec

    • Bernard Terreault - Abonné 28 mai 2014 08 h 35

      "Ambigü", pas "ambigue".

    • Claude Smith - Abonné 28 mai 2014 08 h 40

      J'aimerais savoir par qui les interventions des médecins de famille en milieu hospitalier sont assumées dans les autres provinces ???

      Claude Smith

    • Sylvain Auclair - Abonné 28 mai 2014 12 h 07

      Bernard, c'est ambigu sans tréma au masculin.

    • Richard Le Blanc - Abonné 28 mai 2014 12 h 45

      Cher M Smith,

      Dans le milieu médical anglo-saxon nord-américain, ce sont des hospitalistes qui assurent les soins sur les étages à l'hôpital.

      Cf http://www.medicinenet.com/script/main/art.asp?art

      Il y a de gros avantages à la présence d'hospitalistes dans un hôpital. Prenez exemple des hémato-oncologues québécois qui doivent eux-mêmes assurer le suivi de leurs patients sur les étages, patients souvent admis non pour traitement mais pour complications qui peuvent être diligemment gérées par des hospitalistes-internistes compétents.

      S'ils avaient accès à des hospitalistes, les hémato-oncologues auraient plus de temps à consacrer à la prise en charge de nouveaux patients avec cancer qui doivent parfois patienter plusieurs semaines avant de rencontrer un hémato-oncologue. Cela crée des stress et des délais de prise en charge qui peuvent s'avérer péjoratifs. Les compétences particulières des hémato-oncologues seraient mieux utilisées dans un tel partage de tâches.

      Le problème au Québec est la division de la tarte des sommes consacrées aux spécialistes. Un interniste-hospitaliste ne peut pas facturer la RAMQ pour des soins en continu consacrés à un cancéreux, seulement pour des soins ponctuels à titre de consultant.

      Il nous faut accommoder ce besoin criant en hospitalistes au Québec.

      Bien à vous,

      Richard Le Blanc MD Hématologue

    • Jean-Marie Francoeur - Inscrit 28 mai 2014 15 h 10

      Au choix et sans fautes.

      Littré crit ambigu sans tréma et avec tréma sur le E. Le Robert écrit ambigu sans tréma, avec tréma sur le U, et aussi avec tréma sur le E.

  • Pascal Normandin - Inscrit 28 mai 2014 15 h 58

    Ambigue, ambigü, ambigu...



    "Quand le sage montre la lune, l'idiot regarde le doigt"

  • Martine Fortin - Inscrite 29 mai 2014 09 h 53

    Faible productivité et gros salaire; ca va pas ensemble

    On est d'accord que la productivité est médiocre chez nos médecins depuis les 10 dernières années. Plusieurs me disent que c'est parce que les femmes sont maintenant majoritaires dans cette profession et qu'elles font moins d'heure qu'auparavant faisaient les médecins.

    D'autres me disent que la solution n'est pas de mettre de l'argent en santé pour payer les médecins, qui sont déjà beaucoup trop payés; on ne peut pas se permettre une telle dépense. D'ailleurs, ca donne rien car les médecins font maintenant moins d'heures tout en étant plus payés qu'auparavant. Il est urgent de réajuster la rémunération des médecins qui ne cadre plus à la réalité.