Les Québécois fort critiques de leur système de santé

Le Commissaire à la santé et au bien-être dévoilait lundi ces résultats, issus d’une enquête du Commonwealth Fund.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le Commissaire à la santé et au bien-être dévoilait lundi ces résultats, issus d’une enquête du Commonwealth Fund.

Seul un Québécois sur quatre juge le système de santé « assez efficace », contre la moitié des Ontariens et plus de 60 % des Britanniques.

 

Le Commissaire à la santé et au bien-être dévoilait lundi ces résultats, issus d’une enquête du Commonwealth Fund.

 

Les Québécois ont de la difficulté à accéder aux soins. Près de la moitié des répondants affirment devoir attendre plus de six jours pour voir un médecin ou une infirmière en cas de besoin, et plus de 60 % affirment qu’il est difficile d’obtenir des soins le soir et la fin de semaine. En conséquence, 38 % des répondants déclarent avoir dû se présenter aux urgences d’un hôpital dans les deux dernières années, la moitié du temps pour un problème mineur qui aurait dû être traité en clinique.

 

L’accès aux médecins spécialistes est également difficile. Ce sont 57 % des répondants qui déclarent avoir dû attendre plus d’un mois pour obtenir un rendez-vous (ce taux est le même en Ontario, mais de 17 % au Royaume-Uni).

 

Le sondage révèle également que les Québécois ont généralement une bonne relation avec leur médecin de famille, jugeant à 80 % que ce dernier prend assez de temps avec eux.

 

Les Québécois rapportent aussi moins souvent avoir subi une erreur médicale (5 %) ou de médicament (4 %) qu’en Ontario.

 

Côté prévention, le quart des répondants ont déclaré avoir reçu le vaccin contre la grippe dans la dernière année, ce qui est moins qu’en Ontario (39 %).

 

« L’expérience de soins rapportée par les Québécois est relativement moins bonne que celle rapportée par les Canadiens des autres provinces et par les résidents de plusieurs pays participants », dit le commissaire à la santé et au bien-être dans son rapport. Les perceptions sont restées stables depuis le dernier sondage en 2010. Mais les résultats sur l’accessibilité aux soins s’améliorent, souligne-t-il. Le temps d’attente pour les opérations non urgentes, par exemple, s’est amélioré au dire des répondants.

 

La portion canadienne du sondage a rejoint 5412 personnes entre mars et juin 2013, dont un peu plus de 1000 au Québec. À l’échelle internationale, un peu plus de 20 000 personnes ont répondu.

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