Dépôt du projet de loi sur l’assurance autonomie

Les adultes et les mineurs émancipés présentant des incapacités en raison d’une maladie chronique, d’une déficience physique ou intellectuelle ou d’un trouble envahissant du développement auraient ainsi droit, après évaluation, à une allocation de soutien à l’autonomie.
Photo: Archives Le Devoir Les adultes et les mineurs émancipés présentant des incapacités en raison d’une maladie chronique, d’une déficience physique ou intellectuelle ou d’un trouble envahissant du développement auraient ainsi droit, après évaluation, à une allocation de soutien à l’autonomie.

Chaudement applaudi par ses collègues du gouvernement, Réjean Hébert n’a toutefois pas semblé impressionner l’opposition. Le leader de l’opposition, le libéral Pierre Moreau, a lancé qu’il «est toujours étonnant de voir qu’on applaudit un projet qu’on n’a pas les moyens de mettre en oeuvre».

 

Les députés ont convenu que le projet de loi fera l’objet de consultations particulières élargies.

 

Pierre Moreau a indiqué que le PLQ exigera qu’un cadre financier soit déposé avant ces consultations.

 

La teneur du projet de loi

 

Les adultes et les mineurs émancipés présentant des incapacités en raison d’une maladie chronique, d’une déficience physique ou intellectuelle ou d’un trouble envahissant du développement auraient ainsi droit, après évaluation, à une allocation de soutien à l’autonomie.

 

Cette allocation pourrait acheter des services professionnels, de l’assistance aux activités de la vie quotidienne ainsi que des services d’aide domestique, ainsi que des équipements spécialisés. Les proches aidants, eux, auraient droit à des services de gardiennage de la personne aidée pour leur permettre de prendre du repos ou de recevoir certains services.

 

Le montant de l’allocation serait déterminé en fonction des revenus du prestataire et de son conjoint.

 

En plus des employés du système public de santé et de services sociaux, les CHSLD, les ressources intermédiaires, les ressources de type familial, les résidences pour aînés et des prestataires communautaires ou privés pourront dispenser les services. Le chèque emploi-service, qui permet de rémunérer directement une personne au choix du patient, pourra aussi être utilisé dans certaines circonstances. Les différents prestataires de services devraient être accrédités et seraient l’objet d’inspections.


 

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