Les sages-femmes manifestent leur exaspération

Des sages-femmes du Québec ont manifesté, mercredi midi à Montréal, devant les bureaux de la première ministre Pauline Marois.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Des sages-femmes du Québec ont manifesté, mercredi midi à Montréal, devant les bureaux de la première ministre Pauline Marois.

En négociation depuis plus de deux ans avec le ministère de la Santé et des Services sociaux, des sages-femmes du Québec ont manifesté, mercredi midi à Montréal, devant les bureaux de la première ministre Pauline Marois.

Elles désiraient exprimer leur exaspération devant la lenteur des négociations et ce qu'elles qualifient d'intransigeance du gouvernement.

Le point chaud des négociations se situe au niveau de la rémunération du temps de garde et de la prime pour horaire défavorable.

La présidente du Regroupement Les Sages-femmes du Québec, Claudia Faille, explique que les sages-femmes reçoivent actuellement 1 $ de l'heure par heure de garde et aucune prime pour horaire défavorable, alors que les autres professionnels de la santé sont payés une heure de salaire pour huit heures de garde et obtiennent des primes pour horaire défavorable.

Le Regroupement demande un forfait englobant le salaire pour les heures de garde et les primes pour horaire défavorable qui représenterait, selon Mme Faille, moins qu'une heure de salaire pour huit heures de garde.

Elle reconnaît que la demande est «grande» par rapport à la situation actuelle, mais fait valoir que la première entente était «injuste».

Cette entente remonte à 2004, puis avait été renouvelée par décret jusqu'en 2010.

Selon Mme Faille, le Regroupement a reçu jusqu'à maintenant des offres qui «frôlaient l'insulte» de la part du gouvernement.

Le Regroupement représente 159 sages-femmes.

 
1 commentaire
  • Roxane Bertrand - Abonnée 31 octobre 2013 07 h 59

    Incohérence

    Le travail des sages femmes est un service sécuritaire, humain et rentable. Au pays -bas, 30% des femmes accouchent a la maison. Les recherches montrent que c'est aussi sécuritaire qu'à l'hôpital mais extrêmement moins coûteux.

    Pourquoi limite-ton ainsi la pratique des sage-femmes?

    Depuis l'arrivé de leur loi, elles ne peuvent plus pratiquer sans le soutien d'un CLSC, sinon elles sont privés d'assurance professionnelle. Résultat, la moitier des sage-femmes sont au chômage, les liste d'attente déborde, et les québécoise continuent d'avoir peur de se service car la population n'y a accès qu'en cas d'exception.

    On est loin du 30%, et des économies que cela engendrerait! La bonne nouvelle, c'est quant les sous-payant, en plus, il y aura moins de nouvelles bachelières, il y en aura moins au chômage....