Soins palliatifs: les besoins sont en voie d’être comblés, dit Hivon

Véronique Hivon
Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Véronique Hivon

Québec est près d’atteindre sa cible d’un lit de soins palliatifs par tranche de 10 000 habitants grâce aux sommes investies plus tôt cette année.

 

En entrevue avec Le Devoir, la ministre déléguée aux Services sociaux, Véronique Hivon, a dit avoir bon espoir de combler les besoins à 100 % d’ici le 31 mars 2015, soit un an avant son objectif initial. Le projet de loi 52, s’il est adopté, garantit l’accès aux soins palliatifs pour tous les patients : Québec doit donc bouger pour pallier les lacunes dans le réseau, ont remarqué plusieurs intervenants lors de la commission parlementaire sur le sujet.

 

La ministre confirme que 791 des 806 lits nécessaires seront financés d’ici au 31 mars prochain. C’est-à-dire qu’en 2013-2014, 47 nouveaux lits auront été ouverts. Parmi eux, 24 sont en maison de soins palliatifs, 16 en CHSLD et 7 en hôpital.

 

La ministre affirme atteindre « 98 % » de sa cible d’un lit par tranche de 10 000 habitants avec ces résultats découlant d’un investissement de 15 millions annoncé plus tôt cette année. Mais elle concède qu’en réalité, la cible est plutôt atteinte à 92 %, car certaines régions ont plus de lits que la cible, alors que d’autres sont toujours en déficit. Selon la ministre, il faudra ouvrir 60 autres lits d’ici au 31 mars 2015, un objectif réalisable, affirme-t-elle.

 

15 millions

 

Sur les 15 millions investis, 4 ont servi à rehausser les soins en institution, comme les maisons de fin de vie ou les CHSLD. L’argent permet également de rehausser de 60 000 à 68 000 $le financement de chacune de ces places dans les 29 maisons de fin de vie.

 

Véronique Hivon refuse de s’avancer sur les sommes qui devront être dégagées à même le prochain budget pour atteindre ses objectifs. Elle ajoute que, « avec 15 millions, nous avons fait la moitié du chemin en termes de lits dédiés et intensifié l’offre à domicile ». Les résultats des 11 millions investis à domicile ne sont pas encore connus.

 

Alors que mardi l’Assemblée nationale se penchera sur l’adoption de principe du projet de loi 52 sur les soins de fin de vie, Véronique Hivon estime que les résultats obtenus en quelques mois démontent certaines critiques qui croient qu’on ne peut permettre l’aide médicale à mourir tant que les soins palliatifs ne sont pas plus accessibles. « Des opposants [au projet de loi 52] avancent des chiffres qui laissent croire que seulement 20 ou 30 % des gens ont accès aux soins palliatifs, alors que nous sommes près d’une atteinte de 100 % de nos objectifs. Ça remet les choses en perspective », affirme la ministre.

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