Urgent besoin de sang au pays

Ottawa — Moins de Canadiens ont donné du sang cet été, ce qui a mené à une pénurie « inquiétante » poussant la Société canadienne du sang - qui gère la chaîne d’approvisionnement de sang et des produits du sang à l’échelle nationale, sauf au Québec - à puiser dans ses réserves nationales, a indiqué mercredi l’organisme sans but lucratif.

 

Plus de 50 000 dons sont nécessaires d’ici la fête du Travail pour répondre à la demande constante des hôpitaux et pour que les stocks de sang soient suffisants, a fait savoir la société.

 

Une porte-parole a indiqué que la période allant de la mi-juillet à la fin août était habituellement « le plus grand défi de l’année », en partie parce que la plupart de leurs donneurs réguliers sont en voyage.

 

Selon Veronica Magee, l’organisation vise à disposer de cinq à huit jours de réserves. En ce moment, précise-t-elle, la société n’a que quatre jours de stocks, et puise dans ses réserves nationales.

 

La pire pénurie vécue au pays dans un passé proche a eu lieu à l’été 2008, lorsque l’organisme a dû diffuser un avis d’urgence.

 

Afin de lutter contre le manque de sang, la société a prolongé sa collecte jusqu’au 3 septembre, en plus d’étendre les heures d’ouverture de ses cliniques et d’en ouvrir de nouvelles à certains endroits.

 

Comme le rappelle Mme Magee, une seule personne n’est pas suffisante pour en aider une autre - il peut falloir jusqu’à 50 dons de sang pour aider une victime d’accident de voiture, jusqu’à cinq donneurs lors d’une chirurgie cardiovasculaire, et jusqu’à cinq dons par semaine pour aider quelqu’un subissant un traitement contre le cancer.

 

La Société canadienne du sang exploite 42 centres de dons permanents, et plus de 20 000 cliniques à travers le pays, sauf au Québec, où Héma-Québec offre ses propres services.

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