Soins de santé: accès aux médecins de famille et informatique en priorité

Un meilleur accès à un médecin de famille et une utilisation plus efficace des technologies informatiques : voilà les deux priorités auxquelles devrait s’attaquer Québec pour améliorer la performance du réseau de la santé, selon le commissaire Robert Salois. Le commissaire à la santé et au bien-être publiait jeudi son rapport annuel sur le sujet, où il suit l’évolution de 230 indicateurs, du temps d’attente à l’urgence à l’humanisation des soins.


L’accessibilité aux soins inquiète le commissaire, qui la chiffre à 66 %, un « résultat préoccupant ». Les délais d’attente pour des services sociaux n’atteignent même pas la moitié de la cible fixée par le commissaire.


Selon le commissaire, qui a travaillé en étroite collaboration avec l’Institut de recherche en santé publique de l’Université de Montréal, nos urgences sont « de plus en plus efficaces », malgré les apparences. En effet, les urgences ont reçu 180 000 patients de plus en 2011-2012 ; or le temps d’attente est stable.


En cette ère d’optimisation des soins, les régions de Laval et de Québec sont les plus « productives », alors que les régions plus éloignées font moins bien à ce chapitre.


Pour le commissaire, la qualité des soins fournis au Québec est « parmi les meilleures » : à preuve, le faible taux de réadmission à l’hôpital, ou encore la relative facilité d’accès à un médecin spécialiste. Toutefois, c’est lorsqu’il s’agit d’accéder à un médecin de famille et à des soins de première ligne que le bât blesse, constate-t-il.


Toutes les régions ne sont pas égales. C’est l’Estrie qui se distingue pour son informatisation. Le commissaire observe que Chaudière-Appalaches s’ajuste le mieux aux besoins de sa population, alors que Montréal et l’Outaouais « ont plus de difficulté à cet égard ».


On apprend aussi que les Lavallois seraient les plus en santé. Les Gaspésiens, avec une espérance de vie de 78,9 ans (contre 80,8 ans en moyenne) et des taux plus élevés d’hospitalisation, de mortalité par cancer et par maladies du coeur ou respiratoires, sont eux en queue de peloton.

5 commentaires
  • Roxane Bertrand - Abonnée 31 mai 2013 07 h 05

    Plus ça change.... C'est toujours pareil!

    Pourquoi tous avoir accès à un médecin de famille si on est pas malade?

    Ça fait 10 ans qu'on investie de plus en plus dans le système de santé, et le résultat donne la nausée : c'est pire!

    Il y a d'autres professions de santé, plus abordable, qui agissent de manière préventive. Couvrir 5 visites par an en psychologie peu paraître coûteux mais se rembourse tout seul lorsqu'on évite des burns out ou des dépressions. C'est ce qui est fait en Colombie britannique, de plus cette province couvre aussi d'autre profession et cela s'avère rentable en fin de compte.

    Pour que tous aient un médecin, c'est ailleurs que dans les médecins qu'il faut investir. C'est dans la prévention!

  • Pierre Germain - Inscrit 31 mai 2013 08 h 38

    Les médecins profitent d'une rareté qu'ils ont créée eux-mêmes et du monopole qui leur est indûment protégé par l'État pour mettre en place toutes sortes d'abus et de systèmes d'arnaque au détriment d'une population qui paie déjà trop chèrement, par les taxes et impôts et droits de toutes sortes, des services qui leur sont souvent inaccessibles ou surfacturés, souvent en contravention avec les lois en vigueur. La population n'a pas à faire les frais des associations de médecins qui ont milité afin de garder le nombre de leurs membres artificiellement bas pour leur profit économique, mais au détriment de la santé et du bien-être des gens.

    En situation de monopole, pour la médecine comme tout autre domaine, les lois du marché sont suspendues et l'État doit mettre en place des mesures strictes de contrôle afin d'éviter les excès qui, invariablement, surviennent.

    Une des nombreuses erreurs du gouvernement a été de se fier aveuglément à l'honneur et l'honnêteté des médecins. Les faits démontrent douloureusement qu'ils ne sont aucunement différents des autres. Alors que leur ratio devrait être entre 3 et 4 pour 1000 habitants, il a été maintenu artificiellement bas à 2,2 au Québec.

  • Pierre Germain - Inscrit 31 mai 2013 08 h 40

    Alors que dans tous les pays industrialisés (données de l'OMS à l'appui) le ratio de médecins par 1000 habitants tourne autour de 3 à 4, ici, au Québec (et au Canada), il est maintenu indûment bas à 2,2 (2,0 au Canada) par les médecins afin d'y maintenir artificiellement une pénurie leur étant avantageuse. Et lorsqu'on demande aux médecins comment régler le problème de l'accessibilité, certains demandent d'être payés encore plus et d'autres veulent pouvoir offrir leurs services en privé. Mais, dans les deux cas, cela ne fera pas apparaître plus de "temps-médecin". Au contraire, dans les deux cas, être abusivement trop rémunéré fait qu'il est possible de moins travailler tout en gagnant plus, engorgeant du même fait encore plus le système.
    La solution est connue: faire comme dans ces pays industrialisés (à l'exception des USA, le modèle le plus inéquitable et coûteux) où les médecins sont rémunérés plus raisonnablement de sorte qu'il est possible d'en former plus. Mais, pour cela, il faut qu'il y ait une volonté politique, ce dont nos politiciens sont dépourvus, toutes limaces qu'ils sont.

  • Pierre Germain - Inscrit 31 mai 2013 09 h 02

    Les médecins ont vu leurs honoraires augmenter de 30 % sans que les Québécois ne bénéficient d'aucune amélioration à la qualité ni à l'accessibilité des soins médicaux. Le ministre Hébert va-t-il mettre ses culottes et mettre au pas les privilégiés du système qui veulent toujours plus d'argent sans produire aucune augmentation d'efficience et de productivité?

  • Josette Allard - Inscrite 31 mai 2013 21 h 28

    Médecin de famille

    De quelle espèce de " bibitte" parlez-vous? J'habite l'Abitibi et ici plusieurs d'entre nous, en fait environ 40 pourcent , n' en n' ont pas. Il n'y a peu ou pas de clinique de semi-urgence. La seule ressource est l'urgence avec des temps d'attente de plus de 12 heures.