Sainte-Justine a son centre de procréation assistée

L’objectif du Centre de procréation assistée du CHU Sainte-Justine pour sa première année est d’effectuer 400 cycles de fécondation in vitro.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir L’objectif du Centre de procréation assistée du CHU Sainte-Justine pour sa première année est d’effectuer 400 cycles de fécondation in vitro.

Les grandes remises en question et les dissensions des médecins ne freinent pas les ardeurs de la procréation assistée : le ministre de la Santé Réjean Hébert inaugurait vendredi le nouveau Centre de procréation assistée du CHU Sainte-Justine, dont l’objectif pour la première année est d’effectuer 400 cycles de fécondation in vitro (FIV), et 800 par année en vitesse de croisière.


Intégré au Département de gynécologie-obstétrique du CHU Sainte-Justine, le nouveau centre aura la particularité de prendre en charge les futurs bébés, de la conception à la naissance, en passant par le suivi de grossesse. Québec en a fait le centre désigné provincial pour le diagnostic préimplantatoire, ce qui permet aux couples porteurs de maladies graves d’identifier les embryons sains.


« Ce nouveau centre devient une composante majeure de notre infrastructure de soins en matière de procréation assistée », a dit le ministre Hébert. Construire ce Centre de procréation assistée aura coûté 7,7 millions de dollars.


Comme Le Devoir le rapportait à la mi-mai, le ministre a expliqué qu’il avait confié au Commissaire au bien-être et à la santé, Robert Salois, le mandat d’analyser les enjeux éthiques et sociaux rattachés à la FIV, dont la popularité est montée en flèche depuis que Québec en assure le financement.


Plus tôt cette semaine, la Fédération des médecins spécialistes du Québec a dénoncé l’accès « bar ouvert » à cette méthode, ce qui occasionne des coûts élevés.

4 commentaires
  • André - Inscrit 25 mai 2013 01 h 17

    M. Hébert et les citoyens

    Enfin, un ministre de la santé qui travaille pour tous les citoyens et non pas pour des groupes d'intérêts. C'est probablement le meilleur ministre de la Santé qu'on a eu depuis longtemps.

    Un ministre de la santé qui a comme priorité le système public, on le voit et on le sent dans tous les dossiers qu’il aborde, et non pas un ministre qui a des intérêts avec le privé ce qu'on a trop longtemps connu depuis 10 ans avec les Couillard et Bolduc.

    Il est honteux de voir que les gynécologues du privé se sont payés des salaires de près d’un million de dollars avec ce programme et que n’importe qui pouvait y s’inscrire. S’il elle en aurait eu envie, ma fille qui vit seule, qui n’a aucun problème de fertilité, aurait pu se faire inséminée aux frais de la société. Quelle absurdité…

    Et dire que Bolduc se moquait de M. Hébert l’automne dernier et tentait de le ridiculiser. On voit mieux aujourd’hui son incompétence et sa petitesse.

    Fini le bar ouvert à la sauce libérale. Pour Charest, il n’y a jamais eu de problème d’argent. Il suffisait à l’Etat d’emprunter. Il n’y avait pas de limite. Il était temps que ça cesse.

    • Roxane Bertrand - Abonnée 26 mai 2013 11 h 27

      Tout a fait d'accord!

      Notre système est devenu malade. J'ai toujours cru que de mettre une médecin comme ministre de la santé au lieu d'un patient n'aidait pas le ministère a avoir une image objective des besoins. Toutefois, M. Hébert semble bien défendre les interêts des patients et du bon fonctionnement du système, ce qui va de paire, et non des interêts corporatistes.

      Je suis agréablement surprise.

  • Lise Noël - Inscrit 26 mai 2013 08 h 15

    Photo qui en dit long!

    Pour un sujet qui touche la vie des femmes et des enfants, votre photo n'est pas très représentative. Aucune femmes ne semblent avoir pris part à ce projet. Voilà un autre bel exemple de notre beau système patriarcal...les hommes à l'avant-scène et les femmes à l'arrière du décor.

    Déplorable!

    • Pier-Luc Théberge - Inscrit 26 mai 2013 16 h 46

      Effectivement. On devrait s'assurer de mettre une femme, un homme et un représentant des minorités visibles dans chaque photo, quitte à écarter les intervenants principaux.

      Ça serait tellement plus politiquement correct!