Étude - Un Québécois sur cinq est sans médecin de famille

Selon la plus vaste enquête jamais menée sur le sujet par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), 21 % des Québécois sont sans médecin de famille, mais le tiers ne s’en formalisent pas - surtout des jeunes ou des personnes en excellente santé, il va sans dire. Les disparités entre les régions restent importantes, et bien que les malades chroniques bénéficient en grande majorité d’un suivi, certains Québécois sont toujours à la recherche d’un médecin.


L’ISQ a interrogé 48 000 personnes de plus de 15 ans, partout au Québec, entre octobre 2010 et décembre 2011. Des nombreuses données qui en découlent, quelques-unes ont été publiées mardi, alors que l’ensemble du portrait de l’expérience de soin au Québec sera distillé au fil des prochains mois.


Ainsi, 79 % des Québécois déclarent avoir un médecin de famille. Les immigrants récents, à ce titre, sont les moins bien pourvus : seulement 37 % ont un médecin de famille, et la plupart en cherchent un. Les hommes sont aussi moins susceptibles que les femmes d’être suivis.


D’une région à l’autre, le portrait varie considérablement. Seulement 69 % des Montréalais ont un médecin de famille, et du nombre des orphelins, 20 % voudraient bien être suivis. Le problème est également plus criant en Abitibi (75 %), à Laval (78 %), dans les Laurentides (78 %) et en Montérégie (79 %), alors qu’au Saguenay -Lac-Saint-Jean, dans Chaudière-Appalaches et dans le Bas-Saint-Laurent, près de 90 % de la population est couverte. « On voit la différence entre l’organisation des services dans les grands centres versus les centres plus ruraux et périphériques », observe Jasline Flores, coordonnatrice de l’enquête.

 

Vulnérabilité


Bien que les gens se déclarant malades soient plus nombreux à avoir un médecin de famille, « reste que des gens en ont besoin et n’en ont pas, et ils sont potentiellement vulnéra-bles », ajoute l’agente de recherche à l’ISQ Claire Fournier.


L’ISQ a interrogé plus en profondeur 24 000 personnes. Résultat, une personne sur trois présente une incapacité - vision, audition, santé mentale, etc. De plus, la moitié des répondants déclarent souffrir d’au moins un problème de santé de longue durée, ce qui, si on extrapole, représenterait plus de trois millions de Québécois.


L’hypertension est le plus cité (16 %) des problèmes de santé des répondants, suivie de l’arthrite/arthrose (11 %) et des maladies cardiaque (8 %) et du diabète (7 %).

8 commentaires
  • Robert Henri - Inscrit 27 mars 2013 06 h 07

    Je n'en ai pas...

    Je n'ai pas de médecin de famille. À bientôt 58 ans, je ne me crois pas malade mais il y a une bonne dizaine d'années que je n'ai pas vu de médecin. On me dit «Vas à une clinique privée». La solution qui aiderait sans tout régler: Interdire la médecine privée , la médecine à deux vitesses. Ce que bien sur nos gouvernements néolibéraux ne feront pas.

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 27 mars 2013 07 h 29

    Médecin ?

    Moi aller voir un gars qui va me trouver des bobos même s'il doit chercher pendant des années juste pour pouvoir faire marcher sa baraque, j'embarque pas dans cette galère !

    J'en aie des bobos et je les endure. Avec la vie ardue que j'ai mené, c'est impossible que j'en aie pas ! Ce sont les cicatrices que je transporterai avec fierté jusqu'à ma mort. Je ne suis pas de ceux qui vont mourir en santé et en pleine forme ou bourré de médicaments pour renier mon vécu !

    Quand je «mourrirerai», le pathologiste ne pourra que répéter la phrase si souvent répété par «Bones» dans Star treck au capitaine Kirk : «Il est mort Jim !»

    Le pouvoir que les médecins ont, c'est vous qui le leur donnez !

  • François Dugal - Inscrit 27 mars 2013 08 h 14

    Un médecin

    Le médecin de famille que j'avais était obsédé par le cholestérol. Il me bourrait de pilules dont les effets secondaires me rendaient malade. J'ai fini par me tanner et je l'ai largué.
    À la place, je fais de l'exercice au quotidien, j'ai perdu du poids (25 lbs !!!) et tout va bien. Je mourrai un jour, mais d'ici là, je suis en pleine forme!

  • Nicole Lamarre - Inscrit 27 mars 2013 08 h 41

    Médecin de famille????

    Un médecin de famille cela sert à quoi??? J'en ai un et je suis incapable de le voir quand j'ai un problème. On me réfère à l'urgence de l'hôpital ou à une clinique sans rendez-vous ou je dois me pointer à 6h30 le matin pour avoir une place dans la journée (UNE FARCE). A mon âge je suis incapable d'aller attendre en ligne dehors l'hiver. Alors au diable....

    • Sylvain Auclair - Abonné 27 mars 2013 13 h 12

      En effet, je crois que le ministère devrait faire quelque chose pour ces cliniques sans rendez-vous où un rendez-vous est nécessaire.

  • André Lefebvre - Inscrit 27 mars 2013 08 h 46

    1 sur 5

    Un Québécois sur cinq ne risque pas de se faire empoisonner petit à petit. C'est trop peu.

    Mieux vaut avoir peur de prendre des médicaments que d'avoir peur d'être malade. Pour éviter la maladie, cessez d'avoir peur. C'est plus efficace.

    J'ai une auto qui a 22 ans. Elle ira bientôt à la casse. J'en ai 70 et j'irai aussi un jour. Pour l'instant ça roule encore très bien sans médicaments depuis toujours.

    André Lefebvre