Sécurité et formation dans les résidences privées pour personnes âgées: Québec sera plus strict

À compter du 13 mars, un nouveau règlement resserre les normes de sécurité et de formation dans ce milieu, mais le regroupement des résidences privées les juge déjà inapplicables.
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir À compter du 13 mars, un nouveau règlement resserre les normes de sécurité et de formation dans ce milieu, mais le regroupement des résidences privées les juge déjà inapplicables.

Québec — Québec se prépare à mettre en vigueur un nouveau règlement dans les résidences privées pour personnes âgées.

À compter du 13 mars, ce règlement resserre les normes de sécurité et de formation dans ce milieu, mais le regroupement des résidences privées les juge déjà inapplicables.

Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, a fait l'annonce du nouveau règlement mercredi à Québec. Il a rappelé que les résidences «vendent de la sécurité» aux aînés, qu'il faut donc encadrer cette sécurité, et que si elles n'arrivent pas à se conformer, elles n'auront qu'à fermer.

Le nouveau règlement prévoit notamment une formation obligatoire pour le personnel, un système d'appel d'urgence et un registre des accidents et des incidents.

Pour sa part, le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA) a immédiatement réagi. Son président, Yves Desjardins, affirme que l'association est « extrêmement déçue » de n'avoir pas été écoutée.

Il ne voit pas comment les résidences privées pourront mettre en oeuvre la réglementation, en raison des coûts pour les petites résidences. Selon lui, le quart des résidences sont actuellement déficitaires et pourraient bien ne pas survivre à 2013.

Pas moins de 2100 résidences privées hébergent 113 000 personnes âgées au Québec.

Par Patrice Bergeron